Thomas Mulcair a maintenu cet avant-midi son entier soutien à un député néodémocrate accusé par au moins un membre de sa famille de s'être inventé une enfance difficile.

Publié le 12 août 2015
Philippe Teisceira-Lessard LA PRESSE

Jonathan Genest-Jourdain est «un jeune homme qui a travaillé très fort et qui mérite respect», a affirmé le chef politique de passage à Québec, qualifiant même son parcours d'«admirable».

Dans une entrevue accordée au site d'information spécialisé Droit-Inc début août, M. Genest-Jourdain affirmait avoir eu une enfance marquée par la pauvreté et la misère. Il relatait avoir dû fouiller dans les poubelles pour se nourrir.

Mais le Journal de Montréal a relaté ce matin qu'au moins une partie de la famille du député n'avait pas les mêmes souvenirs.

«On n'a jamais été dans la misère. On est des gens très propres. La réalité qu'il dépeint n'est pas la sienne et ça me choque», a fait valoir sa cousine Edith Morissette. Elle a ajouté que l'épisode des poubelles était «un trip de bouffe à 3h du matin avec un de ses chums» survenu après avoir consommé du cannabis.

M. Genest-Jourdain aurait habité à Québec jusqu'à la fin de l'adolescence, avant de déménager dans la réserve innue de Uashat-Maliotenam, sur la Côte-Nord.

Jonathan Genest-Jourdain, député de Manicouagan, tentera de conserver son siège le 19 octobre prochain. Il est l'un des rares parlementaires autochtones à siéger aux Communes.