Le candidat conservateur dans Beauce, Maxime Bernier, veut convaincre les électeurs de sa circonscription de le réélire pour une troisième fois sans installer une seule pancarte.

Mis à jour le 30 mars 2011
Joël-Denis Bellavance LA PRESSE

Disant vouloir faire de la politique «autrement», comme le veut son slogan électoral, l'ancien ministre des Affaires étrangères utilisera donc son blogue et les débats locaux avec les autres candidats pour marteler son message.

Pas de pancartes

M. Bernier est l'un des rares candidats d'un parti majeur à décider de mettre au rancart l'idée d'installer des pancartes pour faire mousser sa candidature. Les seules affiches électorales qu'il utilisera seront collées sur son véhicule de campagne et dans son local électoral.

«Mon slogan de campagne est: un Beauceron qui fait de la politique autrement. Une façon de faire de la politique autrement, c'est de ne pas avoir de pancartes et de respecter un peu plus l'environnement», a indiqué M. Bernier hier à La Presse.

«Je vise l'intelligence des gens, non pas leurs émotions. J'essaie depuis que je suis en politique de faire des débats d'idées», a-t-il affirmé.

«Ce n'est pas en ayant ma photo sur une pancarte ou la photo des autres candidats sur une pancarte qu'on aide la population à faire des bons choix. Si on connaît bien les positions d'un candidat, c'est cela qui va faire la différence», a-t-il encore dit.

M. Bernier, qui a été le député du Québec ayant obtenu la plus forte proportion des votes exprimés aux élections de 2006 et de 2008, raflant même 62,4% des suffrages au dernier scrutin, a dit ne rien tenir pour acquis en agissant ainsi.

«C'est l'idée d'un Beauceron qui m'a dit: les pancartes, c'est de la pollution visuelle. Ce serait bon, s'il y a une élection, que tu n'en mettes pas! C'est audacieux, mais je pense que la population est rendue là. Il y a quelques années, on n'aurait peut-être pas pensé faire une campagne électorale sans pancartes, mais aujourd'hui, avec l'importance de l'environnement, l'importance des autres moyens de communication, je pense qu'on peut faire des campagnes électorales sans pancartes. Si mon geste en incite d'autres plus tard, tant mieux», a-t-il dit.