La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) envoie un message clair au gouvernement provincial : elle réclame plus de transparence par rapport aux sommes versées par Ottawa pour « assurer un retour en classe sécuritaire et protéger la santé des élèves et du personnel ».

Publié le 23 janvier
Mayssa Ferah
Mayssa Ferah La Presse

La Presse révélait dimanche qu’une maigre part des 432 millions versés par le fédéral à Québec était destinée à l’entretien des systèmes de ventilation.

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La CSQ réclame d’ailleurs un suivi sur les sommes dépensées depuis plusieurs mois. « Nous n’avons jamais réussi à obtenir de réponse à nos questions », déplore l’organisation par communiqué.

« L’argent a été versé il y a près d’un an et demi et nous apprenons aujourd’hui que les centres de services n’ont pas transmis de rapport sur la manière dont ils ont dépensé les sommes reçues. Le gouvernement doit les contraindre à rendre des comptes. Ça n’a pas de bon sens ! », a réagi le président de la CSQ, Éric Gingras.

La stratégie du gouvernement dans le dossier de la qualité de l’air repose essentiellement sur l’achat et l’installation de lecteurs de CO2, affirme la CSQ. Le syndicat juge que ces lecteurs ne sont que des indicateurs et ne constituent pas une solution concrète pour améliorer la qualité de l’air dans les écoles.

Le gouvernement Legault justifiait la transformation des commissions scolaires en centres de services scolaires par le fait que la reddition de comptes serait facilitée et qu’elle permettrait un meilleur contrôle des aspects administratifs, rappelle la CSQ. « Disons que c’est tout un écueil qui est révélé ce matin, alors que le réseau fait actuellement face à beaucoup d’incertitudes », estime M. Gingras.