Jacques Duchesneau va exiger le huis clos si les députés lui demandent des noms.

Michèle Ouimet LA PRESSE

Il comparait, cet après-midi, devant 18 députés à Québec. Il a été convoqué la semaine dernière en commission parlementaire pour discuter de son rapport sur la collusion et la corruption dans l'industrie de la construction.

Une comparution fort attendue

Ceux qui croyaient que le chef de l'unité anticollusion allait donner des noms d'entreprises, de fonctionnaires ou de politiciens, seront déçus. Pas question, a tranché Jacques Duchesneau lors d'une entrevue qu'il a accordée à La Presse ce matin.

«Je veux éviter les poursuites, a-t-il dit. Je vais donner des noms seulement si je suis protégé par un huis clos. Si les députés refusent de me l'accorder, je ne parlerai pas. Je veux aussi prouver que rares sont les gens qui accepteront de témoigner s'ils ne sont pas protégés par un huis clos.»

Lors de l'émission Tout le monde en parle, M. Duchesneau a dit qu'il préférait la formule d'une commission d'enquête à huis clos présidée par trois juges plutôt qu'une commission d'enquête publique.