La procureure en chef de la commission Charbonneau, Sonia LeBel, quittera ses fonctions avant le dépôt du rapport final le 30 novembre prochain, a appris La Presse.

Kathleen Lévesque LA PRESSE

Jointe hier, Me LeBel a indiqué que sa contribution était terminée et que son départ était déjà prévu. Elle s'est défendue qu'il y ait quelque désaccord que ce soit sur les conclusions du rapport.

«Nous sommes des hommes et des femmes de tête avec des points de vue dont nous débattons. Mais il n'y a rien hors de l'ordinaire. De toute façon, ce n'est pas moi qui tiens le crayon. C'est le rapport des commissaires», a-t-elle ajouté.

La professeure de droit à l'Université de Montréal, Martine Valois, qui a également été conseillère principale à la rédaction du rapport de la commission Bastarache, estime que ce départ n'a rien «d'anormal». «En principe, les procureurs n'ont plus de rôle une fois que l'enquête est terminée et que la commission est à l'étape de la rédaction.»

Mme Valois a toutefois souligné que la commission Charbonneau fait face à un travail colossal: tout doit s'appuyer sur la preuve présentée sous forme de témoignages et de documents. «C'est un travail juridique. Ce ne sont pas des impressions qui sont dans un rapport», a-t-elle souligné.