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La CEIC s'intéresse aux liens entre Normandeau et Côté

Marc-Yvan Côté... (La Presse Canadienne)

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Marc-Yvan Côté

La Presse Canadienne

Marc-Yvan Côté refuse de confirmer que son amitié avec le chef de cabinet de l'ex-ministre Nathalie Normandeau a permis à Roche d'avoir un accès privilégié pour faire progresser les dossiers de la firme en attente d'une subvention du ministère des Affaires municipales.

L'ex-ministre libéral et ancien vice-président au développement des affaires au sein de la firme de génie-conseil a poursuivi son témoignage à la commission Charbonneau aujourd'hui de façon tortueuse et en tentant souvent d'esquiver les questions du procureur en répondant de façon évasive.

Marc-Yvan Côté a dit qu'il considérait l'ancien chef de cabinet de Normandeau, Bruno Lortie, comme son « fils adoptif » depuis la mort de son père. Il fut son attaché politique de 1986 à 1994. Côté contactait Lortie en moyenne une fois par semaine pour discuter de stratégie politique ou pour « commérer ».

Le nom de Marc-Yvan Côté a rebondi à la commission au cours des dernières semaines notamment lors du témoignage de l'ancien vice-président, municipalités et bâtiments chez Roche, André Côté. Ce dernier avait déclaré que Marc-Yvan Côté avait usé de son influence auprès de Lortie pour faire avancer ses projets.

Pressé de questions, Marc-Yvan Côté s'est borné à dire qu'il avait eu de l'information publique.

La semaine dernière, la commission Charbonneau a révélé que la ministre Normandeau avait utilisé son pouvoir discrétionnaire à 32 reprises pour majorer le montant des subventions accordées à des projets d'infrastructures de l'eau sans fournir de justificatif dans le dossier.

Marc-Yvan Côté a admis qu'il avait joué le rôle de «facilitateur» entre la ministre et le maire de Saint-Siméon lors d'un cocktail de financement. Le maire de Saint-Siméon espérait faire hausser le pourcentage de subvention qu'il avait déjà obtenu pour un projet d'assainissement des eaux. Roche était la firme qui pilotait le projet.

«Le nier serait nier l'évidence. C'est sûr que c'est moi qui a introduit monsieur le maire, mais s'il avait demandé une rencontre plus tard, il l'aurait eu », a dit Côté.

Financement politique

Après sa défaite aux élections de 1976 et avant d'être réélu en 1985, Marc-Yvan Côté a été organisateur politique pour le PLQ. Il a été embauché chez Roche en 1994 après sa défaite électorale où il a rempli des fonctions de dirigeant jusqu'en 2005. Il est resté à l'emploi de la firme de 2005 à 2011, mais à titre de consultant.

Durant son témoignage, Marc-Yvan Côté a admis qu'il savait que Roche remboursait via des bonis ou des faux comptes de dépense des employés qui contribuaient aux partis politiques.

En 2005 à 2009, Marc-Yvan Côté affirme que les seules activités de financement politique auxquelles il a activement sollicité des participants sont les cocktails de financement de l'ancienne ministre Normandeau.

C'est Bruno Lortie qui lui aurait demandé de s'impliquer. «Ma seule responsabilité était de trouver des gens pour venir aux cocktails», a-t-il témoigné.

« À chaque fois que j'y allais, je ramassais personnellement entre 10 000$ et 15 000$ », a-t-il déclaré.

Marc-Yvan Côté dit qu'il recrutait des membres de sa famille, des amis, des collègues et des gens avec qui il faisait affaire pour contribuer.

En 2008, Marc-Yvan Côté a participé à l'organisation d'un cocktail au restaurant Louis Hébert à Québec, un événement à 1000$ selon les souvenirs de Marc-Yvan Côté, mais qui a été comptabilisé comme un événement à 500$ dans les livres du PLQ. La commission n'a pas pu déterminer s'il s'agissait d'une double comptabilité ou si la moitié des sommes allait à la ministre et l'autre moitié à la centrale du parti.

Marc-Yvan Côté a par ailleurs dit qu'il n'a jamais eu de certificat de solliciteur du PLQ.

Le procureur de la commission Me Simon Tremblay lui pourtant montré un certificat dont l'émission est datée du 13 février 2009 obtenu lors d'une perquisition aux locaux du PLQ. Le document indique que Côté aurait été solliciteur pour le PLQ, mais il n'a jamais été signé par le principal intéressé.

Frank Zampino a demandé 100 000$ à Côté

En 2001, Roche, qui oeuvrait principalement dans l'est du Québec veut ouvrir un bureau à Montréal. En juin, Marc-Yvan Côté ira rencontrer le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Frank Zampino. Ce dernier lui expliquera qu'il s'en va en élections et lui demande de trouver 100 000$ en contribution politiques pour Union Montréal, le parti de l'ex-maire Gérald Tremblay.

«Zampino m'a dit : il y a dit une firme majeure et quatre autres firmes et il me dit que même si les cinq ne veulent pas vous voir, il y aurait une possibilité de vous faire une place », a-t-il témoigné.

Côté a refusé, mais a dit que l'ancien vice-président de Roche, Gilles Cloutier a finalement décidé de donner 25 000$.




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