L’organisateur de la fête qui a dérapé le 30 décembre lors d’un vol entre Montréal et Cancún, au mépris des consignes sanitaires, dit vouloir poursuivre Sunwing pour avoir refusé de ramener ses invités au Québec.

Publié le 27 janvier
Hugo Joncas
Hugo Joncas La Presse

« La raison pourquoi j’ai call cette press conference, c’est pour discuter de ce qui est arrivé le 30 décembre, spécifiquement le voyage de Montréal au Mexique », a d’abord dit James William Awad.

Toute la presse québécoise et plusieurs médias canadiens se sont présentés à ce point de presse, où une associée du jeune homme d’affaires controversé, Sarah Anton, menaçait d’expulser les journalistes s’ils tentaient d’obtenir des réponses complètes.

James Awad a ensuite reproché à Sunwing, Air Canada et Air Transat d’avoir abandonné 154 personnes au Mexique, quand les compagnies aériennes ont refusé d’embarquer ses invités pour le retour. Des images d’eux violant de nombreuses règles sanitaires et de sécurité enflammaient alors le web.

« Vous devez vraiment avoir honte, Sunwing, Air Canada et Air Transat. En ce moment, on est en développement pour poursuite pour bris de contrat contre Sunwing », a-t-il déclaré, répétant ainsi ce qu’il avait déjà annoncé sur les réseaux sociaux.

La poursuite ne serait toutefois toujours pas déposée, selon ses explications. Sunwing n’avait pas répondu aux questions de La Presse au moment de publier, ni Air Canada. Chez Air Transat, le porte-parole Pierre Tessier a fait savoir qu’il n’avait « pas de commentaires ».

Tout de suite après cette déclaration, James Awad a profité de la présence de nombreux médias à son « siège social » de l’arrondissement de Saint-Laurent pour publiciser son 111 Private Club, au cœur de l’incident avec Sunwing.

Le canal LCN de Québecor a choisi de transmettre la conférence de presse en direct.

Installé devant six drapeaux canadiens, québécois et américains, James Awad se tenait assis à une table devant près d’une dizaine de micros des médias.

Une journaliste lui a fait remarquer que cette disposition était habituellement préconisée pour les rencontres avec des chefs de gouvernement et lui a demandé s’il comptait se présenter à de quelconques élections.

« Pas pour l’instant, a-t-il répondu avec un sourire en coin. Je compte pas être en politique pour l’instant, mais dans le futur, on sait jamais. »

Contrairement à la plupart des politiciens en campagne, James Awad n’a toutefois pas fourni d’explications claires sur l’origine de sa fortune. À 28 ans, elle lui a permis d’acheter pour plus de 17 millions d’immobilier depuis 2019 et une imposante collection de voitures de luxe.