Arrêté et emprisonné dimanche soir alors qu’il manifestait près de l’édifice de Radio-Canada, où le premier ministre François Legault participait à l’émission Tout le monde en parle, le leader antimasque François Amalega Bitondo a comparu masqué, lundi, par visioconférence au palais de justice de Montréal.

Publié le 17 janvier
Isabelle Ducas
Isabelle Ducas La Presse

Le militant refuse de porter un couvre-visage. Pour sa comparution, les policiers qui l’ont amené devant la caméra, depuis le centre opérationnel Sud du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), l’ont donc menotté et lui ont mis un masque de force.

« Il refuse de porter un masque, mais notre local ici est plus petit qu’un garde-robe », a expliqué l’un des agents chargés de la comparution des détenus à la juge Nathalie Duchesneau. « Les normes ne nous permettent pas d’amener un accusé qui n’est pas masqué, pour la sécurité de notre personnel. »

François Amalega Bitondo est donc apparu à l’écran avec un couvre-visage.

La Couronne s’est opposée à sa remise en liberté. L’homme de 43 ans est donc demeuré détenu. Il subira mardi son enquête sur remise en liberté.

Bitondo, qui se représente seul, sans avocat, a tenté de s’adresser à la juge Duchesneau, mais cette dernière lui a répondu que ce n’était pas encore le moment.

Le leader antivaccin, qui accumule les contraventions pour non-respect des mesures sanitaires, n’a pas le droit de s’approcher à moins de 300 mètres du premier ministre Legault. Cette ordonnance a été prononcée à son endroit le 18 novembre dernier, parce que Bitondo a tenté de contourner les policiers qui protégeaient M. Legault pour s’adresser à lui, lors d’une visite du premier ministre à Shawinigan.

Or, dimanche soir, lors de la manifestation d’une vingtaine de personnes à laquelle il participait, devant Radio-Canada, les policiers du SPVM ont jugé que le militant se trouvait trop proche du premier ministre.

Il a donc été arrêté et accusé de non-respect de condition.