(Ottawa) L’ombudsman militaire, Greg Lick, demande au gouvernement fédéral de rendre son bureau véritablement indépendant, affirmant que la structure actuelle mine la confiance dans sa capacité de se battre pour les membres des Forces armées canadiennes et d’autres.

La Presse Canadienne

Dans une entrevue exclusive avec La Presse Canadienne, M. Lick a déclaré qu’il croyait initialement, lorsqu’il a accepté le poste d’ombudsman en novembre 2018, qu’il pourrait travailler avec la structure actuelle, dans laquelle les hauts responsables de la Défense sont responsables d’approuver son budget et sa dotation en personnel.

Mais M. Lick dit avoir changé d’idée depuis, car la situation crée des conflits d’intérêts réels et perçus, et il approuve désormais pleinement la demande de son prédécesseur, Gary Walbourne, pour que le bureau de l’ombudsman fasse rapport au Parlement au lieu du ministre de la Défense.

Les préoccupations concernant l’indépendance et le fonctionnement du bureau ont fait l’objet de nombreuses discussions à la suite de révélations selon lesquelles M. Walbourne avait signalé une allégation d’inconduite sexuelle contre le chef d’état-major de la Défense de l’époque, le général Jonathan Vance, au ministre de la Défense Harjit Sajjan en mars 2018.

M. Licks croit que M. Walbourne a été « injustement traité » pendant son mandat, sur la base de ce qu’il sait sur la façon dont le ministère de la Défense a enquêté sur la plainte d’un lanceur d’alerte contre l’ancien ombudsman et des membres de son personnel.

M. Lick affirme également que les responsables du ministère de la Défense l’avaient averti avant qu’il n’entre en fonction que le bureau de l’ombudsman était un environnement toxique. Il dit toutefois avoir conclu que c’était exactement le contraire.