Ottawa a annoncé samedi soir avoir affrété un avion pour rapatrier les Canadiens coincés à bord du Diamond Princess, le bateau de croisière amarré à Yokohama, au Japon. Seuls les passagers qui ne sont pas infectés par le COVID-19 pourront prendre leur envol.

Raphael Pirro Raphael Pirro
La Presse

« Cette décision a été prise en raison des circonstances extraordinaires auxquelles sont confrontés les passagers du Diamond Princess et pour alléger le fardeau du système de santé japonais. Nous travaillons étroitement avec Carnival Cruise Lines et le gouvernement du Japon pour aider à procéder à cette évacuation », ont annoncé conjointement François-Philippe Champagne, ministre des Affaires étrangères, et Patty Hajdu, ministre de la Santé, et Harjit Sajjan, ministre de la Défense.

Le gouvernement canadien n’a pas spécifié à quel moment décollera l’avion.

Comme c’était le cas pour les Canadiens rapatriés de Wuhan la semaine dernière, les passagers du bateau de croisière qui désirent rentrer au pays devront se soumettre à une série de tests afin d’évaluer s’ils sont porteurs du coronavirus, et devront passer 14 jours en quarantaine à la base aérienne de Trenton à leur arrivée.

La décision du gouvernement canadien fait suite à une décision similaire de la part des États-Unis, qui ont annoncé leur intention de rapatrier leurs citoyens coincés sur le Diamond Princess plus tôt samedi.

Sur un total d’environ 3700 passagers, le Diamond Princess abrite 255 Canadiens. Parmi ceux-ci se trouvent Diane et Bernard Ménard, un couple de Gatineau infecté par le coronavirus. Conséquemment, ils ne pourront revenir à bord de l’avion du gouvernement canadien, mais seront transférés dans un hôpital japonais.

Les Canadiens se trouvant dans des pays touchés par le COVID-19 sont invités à s’inscrire auprès du service d’Inscription des Canadiens à l’étranger pour recevoir les plus récentes mises à jour du gouvernement du Canada.