Lorsqu’ils sont suivis par la DPJ, les enfants d’âge préscolaire devraient rapidement avoir accès prioritairement à une place en CPE.

Louise Leduc Louise Leduc
La Presse

C’est ce que plaidera jeudi matin Geneviève Bélisle, directrice générale de l’Association québécoise des CPE à la Commission Laurent qui se penche sur les droits des enfants.

À l’heure actuelle, 5 % des places sont réservées dans les CPE par les services de santé qui réfèrent dans la plupart des cas les enfants de mères monoparentales en difficulté.

« On pourrait monter ce pourcentage jusqu’à 15 %, en réservant un certain nombre de places statutaires à d’éventuels enfants qui seraient référés par la DPJ », croit Mme Bélisle.

Lorsque ces places sont momentanément inutilisées, des enfants sur la liste d’attente pourraient les occuper de façon temporaire, dit Mme Bélisle.

Comme tant d’autres témoins avant elle, l’Association québécoise des CPE se désole aussi de la confidentialité à outrance de la DPJ qui ne donne aucune information sur les problèmes des enfants suivis. Leurs dossiers contiennent les données administratives habituelles, mais c’est au CPE de découvrir les raisons pour lesquelles il y a eu signalement.

Enfin, Mme Bélisle a rappelé cette étude de la Direction régionale de la santé publique de Montréal, parue en novembre, selon laquelle il y a 2,5 fois moins de places en CPE dans les secteurs défavorisés que dans les quartiers plus riches.