(Vancouver) Une juge de la Cour suprême de la Colombie-Britannique a rejeté une demande des médias pour diffuser des extraits de l’audience d’extradition de la directrice financière de la société chinoise Huawei recherchée aux États-Unis pour fraude.

La Presse canadienne

Un consortium de 13 médias canadiens et internationaux, dont La Presse canadienne, a demandé à utiliser deux caméras discrètes pour enregistrer des parties de l’audience d’extradition de Meng Wanzhou la semaine prochaine.

L’avocat des médias, Daniel Coles, a fait valoir qu’il y avait un intérêt public important dans cette affaire et que la diffusion serait en phase avec le sens même d’une justice ouverte et accessible à l’ère moderne.

L’affaire a brisé les relations entre le Canada et la Chine et Meng Wanzhou, qui nie les allégations, est assignée à résidence à Vancouver après avoir été libérée sous caution.

La juge en chef adjointe Heather Holmes a déclaré dans sa décision qu’elle convenait avec les avocats de Meng Wanzhou et le procureur général du Canada qu’une telle diffusion pourrait compromettre le droit de la dirigeante de Huawei à un procès équitable aux États-Unis si elle était extradée.

Dans une décision écrite publiée lundi, Mme Holmes affirme que la diffusion de certaines parties des procédures mettrait ce droit « en grave danger en entachant potentiellement le témoignage de témoins et le groupe de jurés ».

« Les diffusions auraient presque inévitablement un impact sur la communauté du procès, étant donné la notoriété de cette affaire au Canada et à l’étranger, le discours politique relatif à l’affaire et le caractère sensationnel d’une partie de la couverture médiatique », dit-elle dans la décision.