Alors que l’achalandage diminue dans les bibliothèques, une vingtaine d’employés surnuméraires et occasionnels de la BanQ ont conservé leur emploi, mais ont vu leur nombre d’heures de travail fondre comme neige au soleil.

Mayssa Ferah Mayssa Ferah
La Presse

Une quarantaine de membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs uni-es de BAnQ-CSN (STTUBAnQ-CSN) se tenaient sur le parvis de la Grande Bibliothèque à Montréal pour dénoncer cette situation jugée injuste.

« Je n’ai pas perdu mon emploi, donc je n’ai le droit à aucune aide. Rendu là, je préfèrerais avoir perdu mon emploi », plaide Jean-François Mauger, président du syndicat, rencontré sur place. Habitué à des semaines de travail qui varient entre 28 et 35 heures, il se retrouve désormais avec 14 heures. « Je dois quand même continuer à payer mon loyer avec ça. »

Selon M. Mauger, des dizaines d’employés à temps partiel vont perdre jusqu’à 49 % de leurs revenus, soit jusqu’à 900 $ par mois. La situation les empêche d’avoir accès à la Prestation canadienne de la relance économique (PCRE) ou à l’assurance-emploi. Ils se retrouvent alors sans filet social, déplore-t-il.

« On comprend la diminution de l’achalandage, mais la situation est difficile pour nous. On veut travailler. », résume Michèle Côté. Cette employée a également vu ses heures de travail diminuer de moitié.

La Direction de BAnQ a fait la promesse de redistribuer 130 heures dans le cadre de projets spéciaux. C’est insuffisant aux yeux du syndicat, puisque plus de 300 heures ont été coupées.

« Il y a un manque de communication avec le public. Peu de gens savent que la Grande Bibliothèque offre le service « prêts à emporter » et qu’on peut emprunter jusqu’à 35 documents », ajoute Jean-François Mauger.