Environ 300 manifestants se sont réunis à Montréal samedi après-midi pour demander le définancement des services de police et dénoncer le profilage racial et les abus policiers.

Mayssa Ferah Mayssa Ferah
La Presse

« Le budget du SPVM est toujours priorisé. C’est injuste. Diminuer les fonds de 50 % permettrait de financer les organismes communautaires, des services psychologiques », dénonce Sandra Wesley avec colère.

On évoque le profilage racial et la brutalité policière envers les gens atteints de problème de santé mentale dans les nombreux discours tenus au parc Wilfrid-Laurier samedi après-midi. L’heure est au changement, clament les protestataires à l’unisson au rythme de la musique hip-hop qui résonnait dans le parc.

Selon Frankie Lambert de l’Association Québécoise pour la promotion de la santé des personnes utilisatrices de drogues (AQPSUD), les travailleuses du sexe, les sans-abris et les personnes noires ou autochtones sont ciblés par les policiers montréalais et font l’objet d’une surveillance démesurée. « C’est de services sociaux dont nous aurions besoin », s’époumone le porte-parole et militant.

Avant d’entamer une marche en direction de la Fraternité des policiers et policières de Montréal (FPPM), la foule a prononcé les noms de personnes tuées par des policiers au Canada et aux États-Unis. Les participants sillonnaient toujours le secteur dans le calme vers 15 h 30 sous le regard impassible des policiers.