La Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, qui a été mise en place après la mort tragique de la fillette de Granby, a demandé mardi au gouvernement du Québec un délai de cinq mois pour le dépôt de son rapport final initialement attendu le 30 novembre 2020.

Louise Leduc Louise Leduc
La Presse

La Commission, présidée par Régine Laurent, a justifié cette demande de report par la pandémie. « Réaliser tout ce travail dans un contexte de pandémie a engendré des défis organisationnels comme le télétravail, peut-on lire dans le communiqué. Ces circonstances peu communes ont conduit les commissaires à admettre qu’un délai additionnel est nécessaire. La Commission s’est toutefois engagée auprès du gouvernement à déposer des orientations sur le rapport au plus tard le 30 novembre 2020.

« Je suis consciente de l’urgence de la situation et de l’importance de la question de la sécurité de nos enfants actuellement au Québec, écrit Régine Laurent. Ce rapport est attendu et nous nous devons de rendre un document impeccable. Nous travaillons à ce que notre rapport soit le plus clair et pragmatique possible. »

Lors des audiences de la Commission, la DPJ a essuyé des critiques sévères.

En conférence de presse en septembre 2019, Régine Laurent avait indiqué que son rapport serait déposé au plus tard le 30 novembre 2020, ce qu’elle a répété à plusieurs reprises.

« On veut résolument respecter ce délai », disait-elle l’an dernier. « Pourquoi ? Parce que plusieurs enfants n’ont pas le luxe d’attendre. »

En décembre, la Commission y était allée de premières recommandations au gouvernement.