Alors que le lock-out au centre de distribution de Jean Coutu à Varennes perdure depuis environ trois semaines, de nombreux employés ont manifesté devant une dizaine de succursales à Montréal.

Mayssa Ferah Mayssa Ferah
La Presse

La situation affecte quelque 700 travailleurs, qui « sont à la rue » en pleine pandémie, déplore Thierry Larivière, conseiller à l’information pour la CSN. Les problèmes d’approvisionnement persistent, même pour certains médicaments, souligne le syndicat. Au début du mois, certaines pharmacies Jean Coutu craignaient des approvisionnements insuffisants.

« Le Groupe Jean Coutu condamne le comportement du syndicat quand il allègue l’existence de problèmes d’approvisionnement, y compris pour des médicaments. Il n’y a aucune rupture d’inventaire de médicaments », affirme toutefois l’employeur dans un communiqué.

« On espère que ça se règle le plus rapidement possible », poursuit M. Larivière.

Pendant la première vague de la pandémie, les employés actuellement touchés étaient considérés comme essentiels, leur travail était souligné et ils ont eu droit à une prime, note-t-il.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE

Ce lock-out a débuté le 24 septembre au matin, après une grève de 24 heures des employés du centre de distribution qui approvisionne l’ensemble du réseau.

« Ce n’est pas acceptable, ça [le lock-out] a des répercussions sur tout le Québec à un moment critique en pleine deuxième vague de COVID-19 », explique le porte-parole.

Ce lock-out a débuté le 24 septembre au matin, après une grève de 24 heures des employés du centre de distribution qui approvisionne l’ensemble du réseau.

Les deux parties s’accusent mutuellement d’être responsables de l’impasse dans les négociations.

Le syndicat juge que les demandes d’augmentations salariales de 25 % sur quatre ans offrent un salaire comparable à celui des employés de l’entrepôt de Metro, dont Jean Coutu est une filiale.

L’employeur soutient que le syndicat a déposé les demandes salariales sont démesurées, en plus de l’ajout d’une septième et d’une huitième semaine de vacances annuelles.

– avec La Presse Canadienne