(Ottawa) De hauts responsables militaires ont révélé une « rare anomalie » entre un hélicoptère Cyclone et son pilote quelques instants avant que l’avion ne plonge dans l’eau au large des côtes de la Grèce, en avril.

La Presse canadienne

L’Aviation royale canadienne a indiqué ce constat en annonçant la reprise des vols des hélicoptères de type Cyclone, mardi.

La flotte d’hélicoptères était immobilisée depuis que le « Stalker 22 » s’est écrasé le 29 avril.

Les enquêteurs tentaient de voir s’il y avait un problème avec le reste de la flotte.

La force aérienne a recréé l’accident. Le « directeur de vol » de l’aéronef était réglé pour maintenir une altitude et une vitesse précises. Or, durant le virage complexe visant à s’aligner avec le navire, « les données entrées par le pilote différaient considérablement des paramètres du pilote automatique, et l’aéronef n’a pas réagi comme on le prévoyait », indique le communiqué de la Défense nationale.

Le problème s’est produit alors que l’hélicoptère s’approchait pour atterrir sur le navire Fredericton, ont indiqué des responsables. Le pilote a tenté d’effectuer un certain nombre de manœuvres alors que le « directeur de vol » ou pilote automatique du Cyclone était toujours engagé.

Plutôt que de s’éteindre, le pilote automatique a commencé à travailler en opposition au pilote humain avant que l’appareil ne s’écrase à grande vitesse dans l’eau.

L’ordinateur du Cyclone s’est retrouvé en concurrence avec les entrées que le pilote tentait réellement d’induire afin de rétablir la situation, a-t-on précisé.

La Défense nationale a parlé d’un ensemble restreint de circonstances, non identifiées lors des tests au préalable.

Les Cyclones redeviennent quand même opérationnels.

Les responsables ont établi une nouvelle formation et des restrictions sur certaines activités en vol, pour éviter des problèmes similaires, a-t-on fait valoir.

Les enquêteurs continuent de travailler pour identifier la raison du conflit et comment y remédier.

« Les Forces armées canadiennes continuent de pleurer la mort tragique de six militaires. La meilleure façon de leur rendre hommage est de reprendre les opérations de façon prudente et sécuritaire », a dit par communiqué le lieutenant-général Alain Pelletier, commandant de la 1re Division aérienne du Canada, et autorité de navigabilité opérationnelle du ministère de la Défense.

« La reprise des opérations aériennes de cette flotte permet aux membres de la communauté des hélicoptères maritimes de reprendre ce qu’ils font de mieux : se servir d’un aéronef d’avant-garde pour soutenir les opérations navales. »