La période des déménagements s’annonce bien compliquée cette année : pénurie de logements, visites hypothéquées, retards dans la construction, etc. Dans pareil contexte, la SPCA de Montréal demande aux propriétaires de logements d’être indulgents en ouvrant davantage leurs portes aux animaux.

Véronique Lauzon Véronique Lauzon
La Presse

« Chaque année, le mois de juillet est difficile pour les propriétaires d’animaux qui souhaitent déménager. Mais cette fois, si rien de majeur ne change, ce sera catastrophique », prévient Élise Desaulniers, directrice générale de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal.

Elle avance que déjà, le nombre de personnes qui abandonnent leurs animaux à la SPCA a augmenté en comparaison aux dernières années. « Les propriétaires de logement qui acceptent des animaux, précise Mme Desaulniers, il n’y en a juste pas. »

Mme Desaulniers est persuadée que chaque année, bien des propriétaires d’animaux font le choix déchirant de se départir de leur compagnon à poils parce qu’ils n’arrivent pas à trouver de propriétaires de logement qui les acceptent. Avec la pénurie de logements et les retards dans la construction due à la crise de la COVID-19, la situation se complique encore davantage.

Une pétition a donc été lancée en ligne par la SPCA pour demander aux propriétaires « de se montrer solidaires envers les familles qui ont un animal ». Plus spécifiquement, elle est adressée à la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ). Mardi soir, 8000 personnes avaient signé la pétition sur le site de la SPCA.

« La corporation pourrait nous aider, puisque le changement doit se faire tout de suite. Il y a une urgence ! », lance la directrice générale de la SPCA de Montréal.

La SPCA va frapper un os.

Hans Brouillette, directeur des Affaires publiques de la CORPIQ

« On a aucun contrôle sur les propriétaires, explique Hans Brouillette, directeur des Affaires publiques de la CORPIQ. On n’a pas d’influence sur eux. Et ils ont le droit de choisir. Ce n’est pas à nous de leur dire quoi faire. »

M.  Brouillette ajoute que d’après des chiffres obtenus par son organisation, « 23 % des propriétaires acceptent des animaux avec conditions ». Pour les chats plus spécifiquement, ce serait pas moins de « 71 % des propriétaires qui les acceptent avec conditions ».