(Québec ) La CSN et la CSQ refusent de négocier en toute vitesse de nouvelles conventions collectives avec le gouvernement Legault alors que le Québec est plongé dans la crise de la COVID-19.

Hugo Pilon-Larose Hugo Pilon-Larose
La Presse

La Presse rapportait jeudi que Québec proposait au secteur public de renouveler pour trois ans les conventions collectives, qui arrivent à échéance le 31 mars, en procédant dès maintenant à un « processus accéléré de négociation ». Le gouvernement offrait aux syndicats de les renouveler avec des hausses salariales liées à l’inflation, sans pour autant avoir spécifiquement chiffré ces hausses.

Or, la CSN et la CSQ, qui représentent respectivement environ 150 000 et 125 000 travailleurs sur les 550 000 employés de l’État, ne veulent pas se précipiter dans des négociations. Ils demandent à Québec le report des négociations pour environ 18 mois.

« Le contexte que nous vivons nous impose d’être plus responsables que jamais. Dans les circonstances, nous considérons qu’il n’y a pas d’urgence à négocier le renouvellement des conventions collectives du secteur public. Alors que nous connaissons une crise de santé publique sans précédent, il nous semble inapproprié de discuter et de signer des ententes qui lieraient des centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs pour les trois prochaines années », a déclaré jeudi Sonia Ethier, présidente de la CSQ.

PHOTO GRAHAM HUGHES, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

La président de la CSQ, Sonia Ethier

« La situation actuelle est inédite. Le Québec n’a jamais traversé une crise d’une telle ampleur et cela nous impose d’agir en conséquence. Le temps n’est pas à une entreprise d’envergure comme l’est la négociation du secteur public. Signer des ententes pour les trois, quatre, cinq prochaines années, pour des centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs, alors que nous vivons une crise de santé publique sans précédent, nous semble impossible et inapproprié », a pour sa part indiqué la CSN.