(Ottawa) Le Canada et plusieurs pays ayant des victimes dans l’écrasement d’un Boeing ukrainien, ont appelé l’Iran à respecter ses engagements internationaux après la brève arrestation de l’ambassadeur britannique par les autorités iraniennes, selon un communiqué publié dimanche.

Agence France-Presse

« Nous appelons l’Iran à respecter la Convention de Genève », écrit le ministère canadien des Affaires étrangères après un appel du Groupe de coordination et de réponse pour les victimes du vol 752, créé par Ottawa suite de l’écrasement du Boeing en Iran qui a fait 176 victimes dont 57 Canadiens.

Ce groupe, créé par le Canada dans la foulée du drame, réunit également le Royaume-Uni, l’Ukraine, la Suède et l’Afghanistan.

Lors de leur appel téléphonique conjoint samedi, « tous ces pays ont exprimé leur inquiétude suite à la détention temporaire de l’ambassadeur britannique par les autorités iraniennes après qu’il eut assisté à une veillée à la mémoire des victimes du vol PS752 », ajoute le communiqué.

L’Iran a reconnu dimanche avoir brièvement arrêté la veille l’ambassadeur britannique à Téhéran, Rob Macaire, après un « rassemblement illégal ».

PHOTO TIRÉE DU COMPTE TWITTER @HMATEHRAN

L’ambassadeur de Grande-Bretagne en Iran, Rob Macaire

L’Union européenne et la France ont critiqué Téhéran pour cette arrestation.

Samedi, le premier ministre canadien Justin Trudeau s’était dit « scandalisé et furieux » après les aveux de l’Iran, qui a reconnu avoir abattu l’avion par erreur. Il a appelé Téhéran à permettre une enquête complète et à assumer la responsabilité de cette tragédie, y compris par le biais de compensations financières.  

M. Trudeau était attendu dimanche après-midi à Edmonton pour prendre part à une cérémonie en hommage aux 57 victimes canadiennes de l’écrasement du Boeing ukrainien. Une douzaine de victimes canadiennes étaient originaires d’Edmonton.