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L'état d'urgence maintenu à Pierrefonds-Roxboro

ÉMILIE BILODEAU
La Presse

L'état d'urgence a été prolongé pour encore cinq jours à Pierrefonds-Roxboro. C'est ce qu'a décrété le conseil municipal de Montréal qui s'est tenu pour la première fois, depuis 1926, en dehors de l'hôtel de ville.

D'entrée de jeu, la mairesse de la Ville, Valérie Plante, a pris la parole lors de cette séance extraordinaire qui s'est tenue à l'école secondaire Pierrefonds Comprehensive. Elle a apporté son soutien aux citoyens, qui à quelques rues de là, sont touchés par les inondations.

« La situation est stable, mais nous souhaitons avoir tous les moyens à notre disposition pour que le Service d'incendies puisse faire son travail », a-t-elle dit pour expliquer le prolongement de l'état d'urgence.

Si le niveau de la Rivière-des-Prairies est plus haut qu'en 2017, il y a quand même moins de personnes touchées par les inondations. En fait, plusieurs digues ont étés construites depuis deux ans pour prévenir la montée de l'eau soudaine.

En 2017, 752 résidences avaient été inondées tandis que seulement une cinquantaine le sont en 2019 à Pierrefonds-Roxboro. Douze d'entre elles sont évacuées.

« Nous sommes passés en mode d'urgence beaucoup plus tôt et des digues ont été érigées rapidement », a souligné le maire de l'arrondissement Dimitrios Jim Beis.  

Citoyens exaspérés

Quelques citoyens, touchés par les inondations, se sont présentés à l'école Pierrefonds Comprehensive pour poser des questions aux élus. La plupart voulait s'assurer que la Ville ne permettra plus de nouvelles constructions en bordure de la Rivière-des-Prairies.

« J'habite une petite maison près de la rivière depuis 70 ans. J'ai vu la transformation des berges et la rivière a de moins en moins d'espace. Elle peut juste monter. Il faut lui redonner de l'espace. On veut voir cette rivière couler normalement », s'est inquiétée Sylvya Oijemark.

Sue Stacho a quant à elle souligné l'importance de garder en mémoire la gravité des inondations qui touchent son quartier. « Ma maison n'est pas touchée, mais celles de mes voisins le sont. Il faut se souvenir de ces inondations. Il ne faut plus construire dans les zones inondables », a-t-elle martelé, émue.




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