(Tokyo) Des astronomes japonais annoncent avoir découvert un amas de galaxies vieux de plus de 13 milliards d’années, le plus ancien jamais observé, une avancée qui pourrait contribuer à la connaissance des origines de l’univers.

Agence France-Presse

Un tel objet, sujet d’une étude publiée vendredi dans le The Astronomical Journal, « n’est pas facile à repérer », a expliqué dans un communiqué Yuichi Harikane, chercheur à l’Observatoire astronomique national du Japon.

Un tel amas de galaxies, qui se serait donc formé moins d’un milliard d’années après la naissance de l’univers (remontant selon les scientifiques à 13,8 milliards d’années) est « un système rare et spécial doté d’une densité extrêmement élevée », et qui permet de comprendre comment ont pu se former les tout premiers amas de galaxies, a précisé Yuichi Harikane.

Les recherches ont été rendues possibles par le télescope Subaru à Hawaii, géré par l’Observatoire astronomique national du Japon et chargé de « cartographier de vastes étendues du ciel », a poursuivi le scientifique.

Cet amas comprend douze galaxies. Il tend à démontrer que d’importantes structures cosmiques existaient dès les premières phases de l’univers.

L’une de ces douze galaxies s’appelle Himiko, un nuage gazeux gigantesque découvert en 2009 grâce au télescope Subaru.

« Nous sommes surpris de voir qu’un objet massif comme Himiko n’est pas situé au centre de l’amas, mais à son extrémité, à 500 millions d’années-lumière du centre », a relevé l’un des auteurs de l’étude, Masami Ouchi.

« On ne comprend toujours pas pourquoi Himiko n’est pas au centre » de l’amas des galaxies, a-t-il ajouté.

Des scientifiques de l’Imperial College à Londres ont également participé aux recherches.