La commission Viens, qui enquête sur les relations entre police et Autochtones au Québec, vient de perdre son procureur en chef et son bras droit, quelques mois seulement avant la fin de ses audiences.

Mis à jour le 6 sept. 2018
Philippe Teisceira-Lessard LA PRESSE

Me Christian Leblanc a indiqué qu'il quittait la Commission pour des « raisons personnelles », tout comme Me Marie-Josée Barry-Gosselin.

« Ils quitteront officiellement leurs fonctions respectives, vendredi le 7 septembre », indique le communiqué émis par la Commission. Ils seront remplacés à l'interne.

La Commission d'enquête sur les relations entre les autochtones et certains services publics a encore quatre mois d'audiences devant elle, avant de passer à la rédaction de son rapport final début 2019. 

Elle a été déclenchée dans la foulée du scandale entourant les relations entre des femmes autochtones et la police à Val-d'Or, en Abitibi.

« Je quitte pour des raisons personnelles. Comme on dit, la première caractéristique d'une raison personnelle, c'est d'être personnelle », a-t-il dit en entrevue téléphonique. Il a refusé d'indiquer si ses motifs étaient liés à la commission d'enquête ou à sa vie personnelle. « Je pars de la Commission tout à fait serein, en bons termes avec tout le monde. Je réitère ma confiance total envers le commissaire Jacques Viens. »

« Le fait qu'on quitte, ça n'aura pas d'impact sur la Commission », a-t-il ajouté, précisant que le calendrier final des audiences était fixé jusqu'en décembre. La Commission est actuellement à Québec et passera par le Nunavik, ainsi que par Val-d'Or avant de se conclure.

Me Leblanc et Me Barry-Gosselin sont procureurs de la Couronne.