Des responsables du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) ont admis, hier, qu'il était possible que des journalistes canadiens soient sous leur surveillance, a rapporté le Toronto Star.

Philippe Teisceira-Lessard LA PRESSE

« Je dirais que, dans les 30 années d'existence du service, oui », un journaliste pourrait avoir été surveillé, a affirmé Brian Rumig, directeur adjoint aux opérations de l'organisation, devant le comité sénatorial de la sécurité nationale.

« Je n'ai pas ces chiffres avec moi », a-t-il ajouté, avant de s'engager à les transmettre au sénateur québécois Claude Carignan, qui en a fait la demande. M. Rumig et un collègue ont affirmé que le SCRS prenait des mesures particulières pour protéger les journalistes et les universitaires dans ses enquêtes.