Les gouvernements du Canada et du Québec pourraient détenir la majorité des sièges du conseil d'administration du programme d'avions de la CSeries de Bombardier en échange d'un sauvetage financier, a rapporté hier soir l'agence de presse Reuters, en citant deux sources près du dossier.

Publié le 24 févr. 2016
Louis-Samuel Perron LA PRESSE

La proposition du gouvernement Couillard à l'étude donnerait deux sièges à Québec et deux sièges à Ottawa au sein d'un C.A. de sept membres destiné à la gestion du programme CSeries, selon Reuters. Toutefois, pour obtenir une telle représentation, le gouvernement fédéral devrait investir une somme conséquente dans Bombardier, à l'instar de Québec qui a investi 1 milliard $US dans le programme de l'avionneur québécois en contrepartie de 49,5 % de la CSeries.

À quelques semaines du budget fédéral, Québec presse le gouvernement Trudeau d'aider financièrement Bombardier, en grande difficulté financière en raison de son dispendieux programme d'avions C Series. Alors que les nouvelles commandes se faisaient très rares pour Bombardier, le transporteur Air Canada a annoncé la semaine dernière qu'il comptait acheter 45 avions de la CSeries.

Selon Reuters, Ottawa s'inquiéterait toutefois des conséquences de la structure des actions de Bombardier, permettant à la famille Bombardier-Beaudoin de contrôler le géant de l'aéronautique grâce à 54 % des actions avec droit de vote.