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Régimes de retraite: l'opinion publique ambivalente

Avant même les dérapages de lundi soir à l'hôtel de ville, une mince majorité... (Photo: Sarah Mongeau-Birkett, La Presse)

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Photo: Sarah Mongeau-Birkett, La Presse

(Québec) Avant même les dérapages de lundi soir à l'hôtel de ville, une mince majorité des citoyens de la grande région de Montréal et bon nombre de Québécois désapprouvaient les moyens de pression des employés municipaux, révèle un sondage CROP-La Presse. Les syndiqués eux-mêmes sont plutôt mitigés quant à la stratégie syndicale contre le projet de loi sur les régimes de retraite.

Le coup de sonde, réalisé du 14 au 18 août, démontre que ni le gouvernement ni la partie syndicale ne peut prétendre avoir gagné la bataille de l'opinion publique jusqu'ici. Pas moins de 39% des Québécois n'ont toujours pas choisi leur camp.

«C'est un débat qui est encore jeune, qui n'a pas mûri. Il y a encore beaucoup d'indécis. La bataille de l'opinion publique reste à faire», estime le vice-président de CROP, Youri Rivest.

Les consultations en commission parlementaire, qui débutent aujourd'hui, joueront un rôle déterminant dans cette bataille. Les débordements de lundi soir risquent également de changer la donne. «C'est susceptible de faire glisser l'opinion publique dans le camp de ceux qui sont opposés aux moyens de pression», avance Youri Rivest.

Selon le sondage, 44% des Québécois sont opposés aux moyens de pression des employés municipaux. CROP donnait l'exemple «des policiers de certaines municipalités qui ont posé des autocollants rouges sur leur véhicule ou portent des pantalons aux couleurs variés». Le tiers des Québécois appuient les moyens de pression, alors que 22% sont indécis. C'est dans la grande région de Montréal que l'opposition est la plus forte (51%).

Les 18-34 ans appuient les manifestations des employés municipaux (46%), alors que les 55 ans et plus s'y opposent dans une proportion de 63%.

Les syndiqués indécis

Youri Rivest relève que les employés municipaux peinent à obtenir l'appui des syndiqués à l'égard de leur stratégie. Seulement 53% des répondants qui sont membres d'un syndicat approuvent les moyens de pression. Et 24% les condamnent. Les autres sont indécis.

Le même paradoxe se constate lorsque CROP tâte le pouls des Québécois au sujet du projet de loi 3 concernant la pérennité des régimes de retraite. À peine 41% des syndiqués se disent «en faveur des syndicats des employés municipaux opposés au projet de loi». Un peu plus du quart (27%) appuie plutôt le gouvernement Couillard et sa pièce législative. Ils sont 32% à ne pas avoir d'opinion jusqu'ici.

«Que les syndicats ne réussissent pas à convaincre quelqu'un qui n'a pas de fonds de pension et qui travaille dans le secteur privé, ça peut se comprendre. Mais qu'ils ne réussissent pas à convaincre une forte proportion de syndiqués, c'est plus inquiétant pour la partie syndicale. Ce n'est même pas une majorité qui est en faveur des syndicats. 41%, c'est très faible», a soutenu Youri Rivest.




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