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Les fruits et légumes d'ici plus difficiles à vendre aux supermarchés

Au Québec, les agriculteurs vendent directement leurs fruits... (Archives La Presse)

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Au Québec, les agriculteurs vendent directement leurs fruits et légumes aux chaînes d'alimentation, au lieu de passer par des grossistes.

Archives La Presse

Les grandes chaînes d'alimentation «mettent en péril l'accès aux tablettes des fruits et légumes frais du Québec», selon André Plante, président du Conseil québécois de l'horticulture. De nouveaux frais sont imposés aux agriculteurs par les supermarchés, alors que le gouvernement Marois souhaite faire passer de 33% à 50% la part des aliments du Québec dans nos assiettes.

Les grandes chaînes d'alimentation «mettent en péril l'accès aux tablettes des fruits et légumes frais du Québec», selon André Plante, président du Conseil québécois de l'horticulture. De nouveaux frais sont imposés aux agriculteurs par les supermarchés, alors que le gouvernement Marois souhaite faire passer de 33% à 50% la part des aliments du Québec dans nos assiettes.

«C'est un cri du coeur qu'on lance, a dit hier M. Plante, qui représente 1000 producteurs horticoles de la province. Peu importe le secteur, la situation est préoccupante. Chaque année, les exigences des chaînes grimpent.»

Exemple: les supermarchés demandent des ristournes équivalant à 2 à 4% des factures, d'après M. Plante. «On ne nous dit pas pourquoi, on nous dit: «Si tu veux vendre chez nous, t'acceptes»», a-t-il témoigné.

Pour décharger chaque camion de livraison, des frais de 200$ sont imposés. «Une remorque remplie de légumes frais, ça vaut rarement plus de 10 000$, a précisé M. Plante. Lorsqu'on applique une politique standard de 200$, c'est un 2% qui part d'un coup.» Quant aux frais de location des palettes pour la manutention, ils augmentent aussi. «Au lieu de coûter 3$ la palette en moyenne, ils coûtent maintenant 5$ la palette, fait valoir M. Plante. Ça n'arrête pas de s'additionner.»

Le ministre Gendron «est préoccupé»

Le Conseil demande à François Gendron, ministre de l'Agriculture, de former un groupe de travail pour faciliter l'accès des fruits et légumes d'ici aux épiceries. Or, la nouvelle Table de concertation des partenaires du bioalimentaire québécois «est là justement pour trouver des solutions aux défis de l'industrie bioalimentaire, fait valoir Maxime Couture, attaché de presse de M. Gendron. Le ministre ne se gênera pas pour aborder la chose à cette table, car évidemment, il est préoccupé par cette problématique».

Le son de cloche de Nathalie St-Pierre, vice-présidente du Conseil canadien du commerce de détail, est très différent. «À la limite, je dirais qu'on refuserait de commenter, parce qu'on trouve que la démarche n'est pas fondée, a réagi Mme St-Pierre, qui représente les supermarchés. Les conditions n'ont pas changé, il n'y a pas de nouveaux frais et de nouvelles contraintes. Évidemment, comme tout le monde, les producteurs font face à des augmentations.»

Au Québec, les agriculteurs vendent directement leurs fruits et légumes aux chaînes d'alimentation, au lieu de passer par des grossistes. «L'équilibre entre les forces n'est plus là, a fait valoir M. Plante. Les chaînes contrôlent de 70 à 75% du marché des fruits et légumes, on n'a pas beaucoup de solutions de rechange.»




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