Le Larouchois Steeve Tremblay a pu reprendre sa liberté, mais cela ne l'éloigne pas pour autant de ses démêlés avec la justice. S'il est reconnu coupable de la possession de l'arme prohibée, un pistolet Colt 1991, il risque quelques années de pénitencier.

Stéphane Bégin

L'homme de 32 ans a été arrêté la semaine dernière par une équipe spécialisée d'enquêteurs de la Sûreté du Québec et de la section des projets spéciaux de Saguenay.

Lorsqu'ils ont fouillé la résidence du 360 de la rue des Mélèzes, à Larouche, les agents ont découvert deux armes de poing, des munitions, des pièces pour la fabrication d'une arme prohibée, près de 300 grammes de marijuana et une somme de 20 000$.

L'individu a passé les derniers jours derrière les barreaux, le temps que son avocat, Me Dominic Bouchard, puisse étudier la preuve et préparer l'enquête sur remise en liberté.

Il a été libéré moyennant le dépôt d'une somme de 3000$ de sa part et d'une autre de 2000$ de sa mère. Si jamais Tremblay ne respecte pas les conditions de remise en liberté, celle-ci sera révoquée et il perdra les deux montants de sa caution.

Selon les informations obtenues, Tremblay a été pris après avoir commandé, en provenance des États-Unis, des pièces d'arme à feu sur l'internet.

À l'arrivée des pièces à la douane canadienne, les douaniers ont été intrigués et ont donc fait appel aux spécialistes de la SQ. Ceux-ci sont donc débarqués au domicile de Tremblay pour y effectuer une perquisition.

Les agents ont déniché un pistolet Colt 1911. Il s'agit d'une arme prohibée pour laquelle Steeve Tremblay n'avait pas les autorisations de possession. S'il est reconnu coupable à cette accusation, il risque un minimum de trois années d'emprisonnement. L'accusé avait aussi une arme de calibre .22, qui était mal entreposée. En plus, il n'avait pas le droit d'avoir cette arme en sa possession. Tremblay devrait revenir en cour au début du mois de septembre pour le suivi de son dossier.