Les membres de six syndicats d'hôtels de Québec ont voté, jeudi, en faveur d'une banque de 72 heures de grève à exercer au moment jugé opportun.

Mis à jour le 24 juill. 2008

À compter du 1er août, au lendemain de l'expiration des conventions collectives, le mouvement de grèves sporadiques qui balaie la région de Montréal et l'Estrie pourrait donc atteindre Québec.

Dans leurs négociations, les syndiqués vont désormais s'inspirer d'une première entente de principe intervenue à l'hôtel PUR, mardi soir.

Le président de la Fédération du commerce de la CSN, Jean Lortie, a suggéré aux directions hôtelières de prendre exemple sur la direction de l'hôtel PUR qui a conclu une «entente satisfaisante» pour les deux parties, si elles veulent éviter les perturbations et la grève.

M. Lortie a dit souhaiter que les directions hôtelières de la région de Québec négocient sérieusement au cours de la prochaine semaine.

Les six syndicats d'hôtels de Québec, soit le Hilton Québec, le Loews Le Concorde, le Gouverneurs Sainte-Foy, l'Auberge Val-des-Neiges, l'Hôtel Classique et le Manoir du Lac Delage, regroupent environ 1000 salariés.

Quelque 23 syndicats de la CSN des hôtels du Québec disposent désormais d'un mandat de grève. Les syndiqués du Hyatt Regency, à Montréal, sont en grève générale illimitée depuis samedi. Quant à ceux du Holiday Inn de Longueuil, ils ont été mis en lock-out le 17 juillet.

À Sherbrooke, les syndicats de trois hôtels disposent d'un mandat de grève de 72 heures.