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Julien Leroux-Richardson, Montréal-Est

Julien Leroux-Richardson, 32 ans, Montréal-Est... (Photo Robert Skinner, La Presse)

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Julien Leroux-Richardson, 32 ans, Montréal-Est

Photo Robert Skinner, La Presse

Les Québécois éliront un nouveau gouvernement le 1er octobre prochain. D'ici là, La Presse a voulu sonder l'état d'esprit des électeurs. Nos journalistes et nos photographes ont été à leur rencontre dans 100 villes différentes dans toutes les régions du Québec. Découvrez ce que les électeurs ont à dire.

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Julien Leroux-Richardson, 32 ans, Montréal-Est

Photo Robert Skinner, La Presse

Qu'est-ce qui vous préoccupe en moment ?

Le bien-être de ma communauté (LGBT). Le manque de ressources en hébergement pour les hommes. On a des lois pour nous protéger, mais il y a des pertes d'emplois, des transgenres à la rue.

Quelle est la dernière chose qui vous a mis de bonne humeur ?

Jardiner. Ma fleur préférée ; le lys. Je suis responsable du jardinage dans mon triplex, on participe au programme de compost de l'arrondissement.

Quelle est la dernière chose qui vous a mis en colère ?

Les heures d'attente au nouveau CHUM. J'y suis allé pour des prises de sang récemment, je suis arrivé à 7 h, je suis ressorti à midi. Une vraie tour des fous comme dans Obélix.

Quelle est la dernière personnalité publique dont la mort vous a ému ?

Nicole Leblanc. L'émission Le temps d'une paix, c'est une tradition chez nous. Ma mère et ma grand-mère ont l'habitude de s'asseoir devant la télé avec un petit verre de gin le mercredi soir pour réécouter nos classiques de la télé.

Si vous pouviez et vouliez vivre dans une autre ville du Québec, laquelle serait-ce, et pourquoi ?

Je suis bien chez nous. Mais j'aimerais vivre sur le bord de l'eau comme dans les provinces maritimes. À Montréal, on a trop de gris, trop de béton. Il nous faut du vert.

Si vous pouviez changer une seule chose dans votre circonscription, qu'est-ce que ce serait ?

Le prix des loyers pour les commerçants. Dans la rue Saint-Denis, par exemple, il y a un commerce d'ouvert pour dix de fermés.

Si vous pouviez changer une seule chose au Québec, qu'est-ce que ce serait ?

Le ministre de la Santé, je le changerais. Le régime public devrait couvrir plus largement les soins. Je l'ai vu à la caisse de la pharmacie où j'ai travaillé, des factures de 1500 $ par mois pour traiter des cancers. Je trouve ça dégueulasse les répercussions sur les familles, c'est comme dire que tu n'es qu'un numéro de série.

Quel est le dernier contenu que vous avez partagé sur Facebook ?

Attendez, faut que je regarde ma page, je ne suis pas certain. Ah, voilà : c'est une vidéo sur les répercussions de la dépression qui dit de ne pas juger, de ne pas banaliser la dépression.

Où vous voyez-vous dans cinq ans ?

Je me vois sur le terrain, en intervention sociale. D'ailleurs, je retourne aux études à l'université à l'automne. J'aimerais être père d'accueil dans la communauté LGBT, j'ai vu trop d'adolescents dans la rue.

Qu'est-ce que c'est, pour vous, être québécois ?

Être québécois pour moi c'est vivre dans ma province, être fier de ma province. Être fier d'accepter la diversité d'autres Québécois qui sont migrants de 1re, 2e ou 3e génération. Faire un avec tous les autres. Pas dire qu'on tolère, mais qu'on accepte les autres.

Faites un voeu ...

Que la Charte des droits des Québécois inclut tout le monde, peu importe la nationalité, le sexe, l'identité de genre, ou que la personne provienne d'un autre pays. Je veux juste que tout l'monde soit égal, même au sens de l'équité. C'est révoltant que les femmes gagnent moins que les hommes.

Que feriez-vous si vous gagniez une somme importante ?

Mon but, ce serait d'ouvrir une grosse maison pour accueillir les enfants de la DPJ, et leur offrir plus de services. C'est sûr que je voudrais donner plus à un organisme comme le nôtre, pour les transgenres. Avec le reste, j'irais dans des pays défavorisés pour donner un coup de main, par exemple en Afrique.

Dans votre vie, ces cinq objets sont-ils positifs ou négatifs ?

Téléphone

Positif, oui et non. Pas si c'est pour avoir toujours le nez collé dessus. Des fois, j'ai goût de dire aux jeunes « lâche Candy Crush ! »

Ordinateur

Même chose que pour le téléphone. Ne passe pas 24 h là-dessus dans ton sous-sol qui a l'air d'une grotte du Seigneur des anneaux.

Carte de crédit

Négatif, j'enlèverais tellement ça. C'est vendre du rêve avec intérêts, ça endette la population.

Télévision

C'est pratique pour le divertissement, mais encore là, avec modération.

Bouteille de bière ou de vin

C'est correct pour le mercredi soir, mais il y a un problème si tu es à la brasserie à 8 h le matin.

Vous devenez premier ministre demain. Quelle est la première phrase de votre premier discours ?

Égalité pour tous, démocratie pour tous, pouvoir au peuple. C'est utopique, je le sais, mais on devrait être assez responsable pour ne pas avoir besoin d'un gouvernement.

Si un chef de parti croisait votre chemin pendant la campagne électorale, de quelle préoccupation aimeriez-vous lui parler? Préserver votre emploi, acquérir une propriété, refaire une route dangereuse? Dites-nous ce qui vous préoccupe, et pourquoi, en 250 mots, en écrivant à centvilles@lapresse.ca en prenant soin de préciser votre nom, votre âge, ce que vous faites et la municipalité dans laquelle vous vivez. Nous publierons un certain nombre de messages pendant la campagne électorale, en septembre.




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