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Rencontres en altitude: la passion d'Al

Al Fry... (Photo Sophie Fouron, collaboration spéciale)

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Al Fry

Photo Sophie Fouron, collaboration spéciale

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Sophie Fouron

Collaboration spéciale

La Presse

Malgré des heures passées à leurs côtés en plein vol, 
nos voisins de siège demeurent souvent anonymes. 
Notre collaboratrice a voulu briser cette bulle invisible, faisant des découvertes aussi étonnantes qu'enrichissantes.

- Al Fry, 57 ans

- Directeur des ventes chez Helly Hansen

- Habite à Toronto

- Rencontré lors d'un vol Montréal-Bruxelles

Al se rend à Oslo pour une rencontre au siège social de l'entreprise norvégienne Helly Hansen. Son escale à Bruxelles n'est pas fortuite. Il l'a planifiée pour assister à la course cycliste la Flèche wallonne non loin de la capitale belge.

Jamais entendu ce nom, jamais assisté à une course cycliste - encore moins en Wallonie. Inévitablement, je suis intriguée. S'il a envie de dormir ou de visionner un film, ça sera pour plus tard. Je lui demande, mi-sceptique mi-moqueuse, quel est l'intérêt de regarder un attroupement de gars en lycra, roulant à vive allure et disparaissant de notre champ de vision aussitôt passés.

«À part peut-être les marathons, je ne connais aucun sport où l'on peut voir l'élite d'aussi près. C'est très impressionnant.»

Al m'explique la différence entre les courses classiques, semi-classiques, l'origine du Tour de France et vante les prouesses de son idole, le grand Eddy Merckx. C'est un passionné.

«J'essaie de combiner voyages d'affaires et courses cyclistes, notamment pour les Grands Prix cyclistes de Montréal et Québec. Disons que j'ai souvent des rendez-vous au Québec en septembre.»

Il rit de bon coeur et ses yeux s'illuminent. Il m'explique que nos courses sont parmi les plus excitantes et les mieux organisées du circuit.

«À Montréal, les cyclistes - parmi les meilleurs au monde - grimpent 17 fois le mont Royal. On les voit donc passer à plusieurs reprises! À Québec, c'est presque autant et, qui plus est, ils traversent la vieille ville. C'est magique.»

Je demande à Al s'il est lui-même cycliste.

«Je roule surtout dans mon sous-sol, m'explique-t-il blagueur, faisant référence à son vélo stationnaire. J'ai toujours fait du vélo, mais pas à un niveau compétitif.»

Il a tout de même participé en 2001 à une étape du Tour de France. Mes yeux s'écarquillent.

«Ça s'appelle l'Étape du Tour et c'est ouvert aux cyclistes amateurs. La route est fermée aux automobilistes et on peut expérimenter une étape du Tour de France comme si on y était; 148 km de paysages bucoliques, de cols et de montagnes. À l'époque, on était 6000 cyclistes à se prendre pour des professionnels. Aujourd'hui, ils sont plus de 15 000 et la compétition est de plus en plus forte.»

Aujourd'hui, Al n'aime plus trop faire des sorties de groupe, qu'il juge trop dangereuses. À mon grand étonnement, il blâme davantage les cyclistes que les automobilistes.

«Certains cyclistes se pensent maîtres de la route et affichent une très mauvaise attitude.»

Il me confie que c'est tout le contraire en Norvège où il se rend régulièrement pour le travail. «C'est un pays avec énormément de pistes cyclables et un grand respect pour les cyclistes. D'ailleurs, depuis quelques années, on organise avec des collègues une sortie la veille de notre réunion annuelle. Nous roulons au sud d'Oslo sur 150 km. C'est dans quelques jours et j'appréhende un peu l'activité cette année. Les gars sont beaucoup plus en forme que moi et ne sont pas du genre à faire du vélo dans leur sous-sol!»




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