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Partir à l'aventure: découvrir ses racines

Des globe-trotteurs nous racontent un voyage inspirant. Cette semaine: Youssef... (Photo fournie par Youssef Berrouard)

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Photo fournie par Youssef Berrouard

Charles-Édouard Carrier

Collaboration spéciale

La Presse

Des globe-trotteurs nous racontent un voyage inspirant. Cette semaine: Youssef Berrouard.

Youssef Berrouard, 24 ans

Destination: Le Maroc: Casablanca-Essaouira-Marrakech-Imlil-Ouarzazate-désert du Sahara-Chefchaouen en 2016

Durée: 1 mois

Comment a germé l'idée de ce voyage et pourquoi avoir choisi cette destination?

Je suis allé une première fois au Maroc alors que j'étais très jeune, je ne pourrais même pas raconter un ou deux souvenirs. C'était pour visiter ma famille. Comme mes racines sont de cet endroit, c'était dans mes buts, une fois plus vieux, de partir à la conquête du Maroc afin de le contempler d'un autre oeil. Puis un jour, sans vraiment avoir une idée précise de l'itinéraire, j'ai acheté un billet d'avion.

Aviez-vous des attentes ou des peurs face à ce voyage avant le départ?

Très honnêtement, j'étais un peu craintif. Dans mes recherches sur l'internet, il y avait toujours ce genre de réponses que l'on n'aime pas lire; des témoignages de gens qui ont vécu des attrape-touristes ou des fraudes. Les quelques jours précédant mon départ, j'étais très fébrile. Heureusement, une fois sur place, toutes ces craintes ont disparu.

Si vous aviez à décrire un moment fort de ce voyage, un moment charnière, quel serait-il?

Il y en a deux. Le premier, c'était pendant la nuit, dans le désert du Sahara. Je dormais à la belle étoile, car la chaleur était insupportable dans le bivouac. En regardant le ciel, je pouvais voir à l'oeil nu la Voie lactée ainsi qu'un nombre incalculable d'étoiles. Déjà ça, c'était beaucoup. Mais il y avait aussi ce silence. Un silence parfait. Une totale absence de bruit. Jamais auparavant je n'avais entendu un silence comme ça. D'habitude, même dans le silence, il y a le vent. Mais là, rien. Je suis resté debout jusqu'à 3 h du matin. Un ciel magnifique au-dessus de ma tête à me perdre dans mes pensées.

L'autre est un peu plus cocasse! J'étais en train de négocier avec un vendeur de tapis et de cuir, puis pendant que je lui lançais des prix, il s'est mis à rire et m'a lancé: «Ça paraît que tu as du sang marocain, tu es un vrai marchandeur!» Comme quoi, le Marocain en moi est bien vivant. Cela fait partie de qui je suis.

En quoi ce voyage a-t-il été inspirant ou marquant pour vous?

Ma mère m'a toujours parlé de son pays en bien, mais elle n'a pas eu la chance de pouvoir le visiter comme je l'ai eue. Contrairement à ici, où il existe différentes classes sociales, là-bas, on est pauvre ou bien on est riche. Malgré l'amélioration du développement économique, la majorité des gens sont pauvres, constamment en mode survie. Leur situation financière ne leur permet pas de pouvoir voyager comme moi j'ai pu le faire.

Aussi, j'ai été marqué par la chaleur et l'hospitalité des gens. J'ai constaté qu'avec bien peu, certains peuvent être très heureux. Et puis, de voir à quel point la famille est importante pour les Marocains. Les gens sont très proches les uns des autres. Ça m'a appris à mieux apprécier les moments de simplicité et à vivre davantage le moment présent.

Selon vous, est-ce que l'idée de partir à l'aventure est suffisamment encouragée dans notre société d'aujourd'hui?

Je crois que l'ère des réseaux sociaux amène, par différentes façons, notre société à s'exhiber et sortir de sa zone de confort. Que ce soit par des blogues et des influenceurs qui publient du contenu voyage ou encore des offres et des réductions importantes sur les billets d'avion, voyager devient de plus en plus accessible. Ça incite les gens à vouloir découvrir le monde et à partir à l'aventure.

Qu'est-ce qu'il vous reste de ce voyage?

En plus des photos et des quelques cadeaux achetés dans les souks, il ne me reste que de bons souvenirs du Maroc. À vrai dire, sa diversité naturelle, son climat, le fameux thé à la menthe accompagné de petits biscuits, tout ça me manque. C'est drôle à dire, mais je n'ai jamais vraiment eu de sentiment d'appartenance avec le Maroc avant ce voyage. C'est une fois sur place que j'ai remarqué à quel point je ressemblais à beaucoup plus de gens que je ne le croyais. Je suis content d'avoir poussé un peu plus loin l'exploration de mes racines.

«Youssef Berrouard, 24 ans

Le Maroc : Casablanca, Essaouira, Marrakech, Imlil, Ouarzazate, désert du Sahara,Chefchaouen en 2016

Durée : 1 mois»





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