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Ebola: les agents de bord d'Air Canada pourront porter des gants jetables

L'Agence de la santé publique du Canada travaille... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE)

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L'Agence de la santé publique du Canada travaille avec l'Agence des services frontaliers du Canada pour identifier les voyageurs qui se sont retrouvés dans l'épicentre de l'éclosion d'Ebola en Afrique de l'Ouest et qui reviennent à l'un des six principaux aéroports du pays, afin de les examiner pour des symptômes tels que la fièvre.

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Virus Ebola

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Virus Ebola

L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

Ross Marowits
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Les agents de bord d'Air Canada ont obtenu la permission de leur employeur de porter des gants jetables afin de réduire les risques d'être contaminés par le virus Ebola.

Le plus important transporteur aérien au pays ne s'objecte pas à ce que ses employés utilisent cette méthode lorsque vient le temps de récupérer des déchets comme des gobelets qui pourraient contenir de la salive infectée.

«Nous n'avons aucune objection à l'usage facultatif de gants dans ces circonstances, pourvu que l'équipage continue de respecter les directives (de santé publique), en particulier un lavage efficace fréquent des mains, car les gants ne remplacent pas une hygiène adéquate», ont écrit Samuel Elfassy, directeur principal à la sécurité à Air Canada, et le docteur Jim Chung, directeur médical.

Habituellement, les agents de bord d'Air Canada peuvent porter des gants dans les situations d'urgence en cours de vol et dans la manipulation de nourriture et dans la maintenance des salles de bain.

Le syndicat représentant les membres d'équipage a affirmé que le changement avait été réclamé en raison de la vulnérabilité ressentie par les agents de bord, bien que les autorités de la santé jugent très faible le risque de contamination, et qu'il n'y a pas eu de cas signalés au pays.

«Je ne crois pas que le risque soit très élevé, mais des inquiétudes sont dans l'esprit (des travailleurs)», a exposé le président de la composante Air Canada du Syndicat canadien de la fonction publique, Michel Cournoyer.

L'Agence de la santé publique du Canada travaille avec l'Agence des services frontaliers du Canada pour identifier les voyageurs qui se sont retrouvés dans l'épicentre de l'éclosion d'Ebola en Afrique de l'Ouest et qui reviennent à l'un des six principaux aéroports du pays, afin de les examiner pour des symptômes tels que la fièvre.

Depuis vendredi dernier, tous ces voyageurs doivent se prêter à une évaluation de santé obligatoire auprès d'un agent de quarantaine de l'Agence de la santé publique du Canada.

Un total de 76 voyageurs ayant débarqué à Toronto et Montréal entre les 26 septembre et 10 octobre ont été pris à part pour des examens plus approfondis. Aucun n'a montré des signes d'infection à l'Ebola.

Mais le syndicat fait valoir que les agents de bord ont peu de chances de savoir si un passager est contagieux étant donné que la période d'incubation sans les symptômes comme la fièvre et les douleurs musculaires peut durer jusqu'à 21 jours.

L'approbation par Air Canada à l'égard des gants de protection est en phase avec des actions similaires prises par Air Transat.

Des inquiétudes au sein du secteur de l'aviation ont été soulevées cette semaine, après le signalement aux États-Unis d'une infirmière atteinte de l'Ebola. La femme avait soigné un Libérien infecté à Dallas, et était montée à bord d'un avion de passagers aux États-Unis. Mais les responsables de la santé ont minimisé la possibilité que l'un des 132 passagers à bord du vol 1143 de Frontier Airlines de Cleveland à Dallas-Fort Worth ait pu être infecté, faisant valoir que l'infirmière n'avait montré aucun symptôme de l'Ebola durant le vol.

Néanmoins, les autorités de la santé publique aux États-Unis mettaient en garde les passagers concernés.

Des observateurs de l'industrie ne croient pas que les craintes avivées à l'égard de l'Ebola réduiront le nombre de voyageurs au Canada comme ce fut le cas il y a plus de dix ans lors de l'éclosion mortelle du SRAS.

WestJet Airlines a dit ne pas s'attendre à un quelconque impact négatif sur la demande au pays étant donné que davantage de gens sont conscients d'un risque faible de transmission.

Robert Kokonis, de la firme de consultants AirTrav, estime que l'impact pourrait augmenter si une personne infectée ayant visité l'Afrique de l'Ouest se glisse à l'abri des efforts canadiens de surveillance, ou si un passager sur le vol de Frontier Airlines qui transportait l'infirmière infectée montre des symptômes de la maladie.

Mercredi, le gouvernement fédéral a indiqué qu'une équipe d'experts de la santé et d'épidémiologistes était prête à intervenir si l'Ebola devait débarquer au Canada.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a affirmé que le nombre de morts de l'Ebola devrait dépasser les 4500 en Afrique.

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