Dormir sous la tente... en septembre

Les gens qui décident de ressortir leur attirail... (Photo François Roy, archives La Presse)

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Les gens qui décident de ressortir leur attirail de camping pour goûter à la chaleur de l'automne doivent toutefois savoir que les services offerts ne seront pas les mêmes que pendant les semaines des vacances de la construction, par exemple.

Photo François Roy, archives La Presse

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L'école est recommencée et, pourtant, la fin de la saison du camping n'a pas encore sonné. La chaleur et le soleil de septembre ont convaincu plusieurs adeptes de ressortir leur tente, encourageant du coup des terrains de camping à rappeler des employés et à donner des services qui ne sont normalement plus offerts après la fête du Travail.

«Mardi dernier, 20 % de nos terrains étaient réservés. Vendredi, on était rendus à 55 %», affirme Nicole Robert, directrice générale du parc de la Rivière-Batiscan, en Mauricie.

En septembre, les gens semblent plus enclins à décider à quelques jours d'avis de renouer avec le camping après avoir consulté les prévisions météorologiques, contrairement à l'été, où ils planifient leur séjour sous la tente plusieurs semaines, voire plusieurs mois à l'avance.

«C'est assez exceptionnel. On a demandé à plus d'employés de venir travailler pour répondre au téléphone et s'occuper des réservations.»

Plusieurs endroits semblent avoir été pris d'assaut par des campeurs désireux de prolonger leur saison. «J'ai sondé quelques-uns de mes membres et tous me disent que l'achalandage est plus grand qu'à l'habitude», confirme Simon Tessier, président-directeur général de Camping Québec.

Même engouement du côté de la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ), où l'on souligne toutefois que le phénomène n'est pas nouveau. «[En fin de semaine passée], ça faisait la file pas mal partout, affirme Sylvie-Anne Marchand, directrice du parc national du Mont-Tremblant. Ce n'est pas inhabituel, souligne-t-elle toutefois, c'est en train de devenir habituel. Ça fait grosso modo quatre ou cinq ans que l'on vit ce genre de week-end très chaud en septembre.

«On ouvre beaucoup plus d'emplacements de camping qu'on en aurait d'ouverts, poursuit-elle. On regardait ça la semaine dernière, dès qu'on ouvrait les sites, ça prenait 15 minutes pour qu'ils soient réservés.»

Simon Boivin, porte-parole de la SEPAQ, assure que les gens sur le terrain «s'adaptent en conséquence».  S'il y a lieu d'ouvrir un centre de location d'embarcations - qui avait été fermé à la fin de la haute saison - parce que la demande est là, la SEPAQ le fera sans problème, assure-t-il.

Services réduits

Les gens qui décident de ressortir leur attirail de camping pour goûter à la chaleur de l'automne doivent toutefois savoir que les services offerts ne seront pas les mêmes que pendant les semaines des vacances de la construction, par exemple. C'est à tout le moins la mise en garde que fait Simon Tessier, de Camping Québec. Plusieurs terrains de camping engagent des étudiants pour l'été. Or, ceux-ci sont retournés sur les bancs d'école. «Nous faisons face à une pénurie de sauveteurs, c'est donc plus difficile pour la baignade.» Même son de cloche du côté de la SEPAQ. «On ne va pas rouvrir les plages et installer à nouveau les bouées», tient à préciser Simon Boivin. 

- Avec la collaboration de Marie-Eve Morasse




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