Virée en terre loyaliste à moto

Les vertes collines de Brome-Missisquoi ont de quoi... (Photo Martin Tremblay, La Presse)

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Les vertes collines de Brome-Missisquoi ont de quoi enchanter les motocyclistes.

Photo Martin Tremblay, La Presse

Pour découvrir du pays, il n'y a rien de tel que la moto. Nous vous proposons de partir à la découverte de belles routes du sud du Québec. Cette semaine, promenade dans les vertes collines de Brome-Missisquoi, berceau des Loyalistes au Québec.

La cabane de Simon Lyster... (Photo Martin Tremblay, La Presse) - image 1.0

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La cabane de Simon Lyster

Photo Martin Tremblay, La Presse

KILOMÈTRES 0 À 80 : DE MONTRÉAL À SAINT-ARMAND

La cabane de Simon Lyster

Au départ de Montréal, on emprunte les autoroutes 10 et 35 avant de prendre la route 133 jusqu'au chemin Champlain, qui nous mène aux abords de la baie Missisquoi, dans le secteur Philipsburg. C'est là que l'on trouve, au coin de la rue James, la modeste cabane de Simon Lyster, forgeron loyaliste arrivé ici en 1784. La petite maison, une résidence privée encore habitée, est la plus ancienne construction de style loyaliste au Québec. De fait, il reste seulement huit cabanes de ce type qui témoignent de l'arrivée au Québec du premier contingent de colons restés loyaux à la Couronne britannique à la suite de la signature en 1783 du traité de Paris, qui a reconnu l'indépendance des États-Unis.

Le chemin de Saint-Armand.... (Photo Martin Tremblay, La Presse) - image 2.0

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Le chemin de Saint-Armand.

Photo Martin Tremblay, La Presse

KILOMÈTRES 80 À 100 : DE SAINT-ARMAND À FRELIGHSBURG

Sur la colline du pigeon

En quittant Philipsburg, on s'engage sur le magnifique chemin de Saint-Armand, impeccable ruban d'asphalte qui étire ses courbes jusqu'à Frelighsburg, à quelques kilomètres de la frontière du Vermont. Le secteur de Pigeon Hill est particulièrement joli, avec son ancienne station-service que l'on a volontairement laissée aux aléas du temps et ses belles maisons inspirées de l'architecture géorgienne. La descente vers le village voisin offre aussi un coup d'oeil remarquable au mont Pinacle, un peu plus à l'est.

Le restaurant Beat et Betterave.... (Photo Martin Tremblay, La Presse) - image 3.0

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Le restaurant Beat et Betterave.

Photo Martin Tremblay, La Presse

KILOMÈTRE 100 : FRELIGHSBURG

Le charme de Frelighsburg

Blotti au fond de la vallée creusée par la rivière aux Brochets, le village de Frelighsburg est considéré à juste titre comme l'un des plus charmants au Québec. On s'arrête volontiers pour se gâter aux Sucreries de l'érable ou pour casser la croûte sur la superbe terrasse du restaurant Aux deux clochers, mais on peut aussi se rendre chez Beat et Betterave, rue Principale, un bistro culturel créé il y a trois ans par le couple Éloïse Comtois Mainville et Ludovic Bastien. Le menu santé fait une belle place aux aliments locaux alors que la scène, intime à souhait, accueille les plus beaux talents de la scène musicale québécoise.

L'épicerie-café Dunham.... (PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE) - image 4.0

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L'épicerie-café Dunham.

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KILOMÈTRES 100 À 110 : DE FRELIGHSBURG À DUNHAM

Dunham au-delà de ses vignobles

On arrive à Dunham après avoir négocié les neuf petits kilomètres de la belle route 213, la plus courte route provinciale du Québec. Le village est aussi plaisant que son voisin du Sud, avec quelques jolis restos, sa populaire microbrasserie et ses vignobles. On recommande toutefois de continuer un peu au-delà de l'intersection de la route 202 jusqu'à l'Épicerie-Café Dunham, qui offre un sympathique menu, en plus d'un vaste choix de charcuteries maison et de plats préparés avec un maximum d'aliments locaux. Ceux-ci sont aussi avantageusement représentés lors du marché fermier qui a lieu ici tous les vendredis après-midi de l'été.

Le Old Mill 1849 et le moulin Cornell.... (PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE) - image 5.0

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Le Old Mill 1849 et le moulin Cornell.

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KILOMÈTRES 110 À 121 : DE DUNHAM À STANBRIDGE EAST

Comme en Nouvelle-Angleterre

Rouler sur la 202 implique bien souvent un arrêt dans un vignoble - on en croise pas moins de six avant d'arriver à Stanbridge East. Ce village mérite qu'on se détourne de la 202, qui passe au sud du village. Il a conservé comme nul autre son cachet de la Nouvelle-Angleterre. On s'arrête manger un excellent mac'n'cheese au Old Mill 1849 avant de se prélasser dans le parc qui borde la rivière aux Brochets et son ancien moulin - la roue à haubans est encore fonctionnelle. Le bâtiment est aujourd'hui occupé par le Musée Missisquoi, qui relate notamment l'histoire des loyalistes au Québec, assez méconnue du grand public.

Le magasin général Hodge.... (PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE) - image 6.0

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Le magasin général Hodge.

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KILOMÈTRE 121 : STANBRIDGE EAST

Machine à remonter le temps

Associé au Musée Missisquoi, le magasin général Hodge est situé à quelques centaines de mètres de l'établissement, rue River. On le visite accompagné d'un guide muséal, et pour cause. Le magasin est à quelques détails près dans l'état où il a été laissé à sa fermeture en 1958 par le fils de M. Hodge. Ouvert en 1841, le commerce est intact, et la collection d'objets - chapeaux, pipes, vêtements, jouets - est authentique. Un véritable trésor caché.

Pont couvert de Notre-Dame-de-Standbridge.... (PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE) - image 7.0

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Pont couvert de Notre-Dame-de-Standbridge.

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KILOMÈTRES 121 À 135 : DE STANBRIDGE EAST À NOTRE-DAME-DE-STANBRIDGE

Le pont couvert de Malmaison

De Stanbridge East, on gagne Notre-Dame-de-Stanbridge en passant par le joli hameau de Mystic par les chemins Riceburg, Walbridge et Saint-Charles. Un bel itinéraire qui nous amène au pont Des Rivières, considéré comme l'un des plus beaux ponts couverts du patrimoine québécois - il a été officiellement classé monument historique en 2015. Le pont, avec sa structure de type ferme Howe unique au Québec, était au coeur de la petite commune de Malmaison, qui a abrité plus de 200 personnes au milieu du XIXe siècle avant d'être dissoute et annexée à Notre-Dame-de-Stanbridge en 1889. On peut retracer l'histoire de cette ancienne municipalité, l'une des premières établies à l'époque dans cette partie du Bas-Canada, grâce à une série de panneaux d'interprétation installés près du pont, aux abords de la rivière aux Brochets. Outre le pont, il subsiste notamment le manoir de Malmaison, l'école, le moulin et le bureau de poste.




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