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Plaidoyer pour des vacances hivernales au Québec

Selon une étude réalisée auprès de 4400 répondants,... (PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Selon une étude réalisée auprès de 4400 répondants, les Québécois sont encore plus nombreux à fuir le froid qu'à rester les deux pieds dans la neige pendant leurs vacances d'hiver.

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Près de 39 % des Québécois tournent le dos au froid et à la neige en prenant leurs vacances hivernales dans les Caraïbes ou en Floride, contre 28 % qui profitent des joies de l'hiver pendant leur congé.

Pour convaincre les vacanciers de rester ici plutôt que de s'envoler vers des destinations-soleil, l'industrie touristique québécoise doit mieux promouvoir ses produits en offrant notamment davantage de formules forfaitaires ou encore en convainquant le gouvernement d'offrir des incitatifs fiscaux aux vacanciers qui joueront aux touristes dans leur propre province.

Ce sont, à tout le moins, quelques exemples de solutions que propose Pierre-Paul Leduc, directeur général de la Société des attractions touristiques du Québec (SATQ) et de Festivals et événements Québec (FEQ). À la lumière d'une étude réalisée en ligne en décembre 2013 par la firme de sondage TNS, pour le compte des ATR associées du Québec, de la Société des attractions touristiques du Québec et de 16 associations touristiques régionales, auprès de 4400 répondants, les gens d'ici sont encore plus nombreux à fuir le froid qu'à rester les deux pieds dans la neige pendant leurs vacances d'hiver.

Impossible de rivaliser avec les prix affichés par les agences de voyages qui offrent des forfaits de 850 $ pour une semaine en formule tout-inclus à Cuba, admet M. Leduc. « Par contre, il faut se démarquer par la qualité de notre produit, ajoute-t-il. On a de la neige et on a de la lumière. [Mais] il y a du travail à faire. »

Pour convaincre les Québécois d'aller faire du ski, de la randonnée ou encore de participer aux festivités du Carnaval de Québec, l'industrie devrait peut-être proposer davantage de formules forfaitaires, qui ne sont pas monnaie courante en ce moment.

On pourrait par exemple proposer un forfait de 600 $ pour deux pour un séjour de trois nuitées dans la Vieille Capitale comprenant aussi une journée de ski et trois repas.

La mise en place d'incitatifs fiscaux pourrait également être un argument de taille, propose Pierre-Paul Leduc. « Après des crédits d'impôt à la rénovation, pourquoi pas un régime d'épargne-vacances? », donne-t-il en exemple.

« En fait, on veut dire aux Québécois: restez fidèles. Il faut créer des incitatifs pour augmenter la demande. »

__________________________________________

Méthodologie: L'Étude de marché touristique intra-Québec a été réalisée par TNS en 2013 à partir d'un sondage OmniWeb auprès de 4404 répondants, 45 % de femmes, 55 % d'hommes. Un projet de recherche demandé par ATR associées du Québec, en partenariat avec 16 ATR et la SATQ.

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