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Grèce: les frises du Parthénon s'invitent dans la campagne électorale

La Grèce réclame depuis trente ans le retour... (Photo Digital/Thinkstock)

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La Grèce réclame depuis trente ans le retour des sculptures qui ont décoré l'Acropole d'Athènes pendant plus de deux millénaires.

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Agence France-Presse
ATHÈNES

La campagne électorale pour les législatives en Grèce a fait une victime mercredi: un livre d'histoire qui enseigne aux lycéens la «monstruosité» selon laquelle les frises du Parthénon, réclamées par Athènes au British Museum de Londres, ont été «transportées» de Grèce en Grande-Bretagne, et non volées.

«Les frises du Parthénon, messieurs du ministère de l'Éducation, n'ont pas été ''transportées'', mais arrachées par la force», a attaqué dans un communiqué un député du parti de gauche Syriza, Tasos Kourakis.

La réponse du ministre de l'Éducation socialiste, Andreas Loverdos, ne s'est pas fait attendre: il s'est ému mercredi, sur sa page Facebook, «d'une formulation monstrueuse» et a demandé «le retrait» de cet ouvrage d'histoire de l'art qui, en douze années d'usage dans les lycées grecs, n'avait jamais choqué personne.

M. Loverdos a également demandé à ses services de fournir aux enseignants les outils «pour informer correctement» les lycéens sur les frises du Parthénon.

Un communiqué du ministère de l'Éducation a toutefois observé que cette découverte du député Syriza intervenait «en pleine période électorale». Des législatives se dérouleront en Grèce le 25 janvier pour lesquelles Syriza et le parti conservateur Nouvelle Démocratie vont se disputer la victoire.

La Grèce réclame depuis trente ans le retour des sculptures qui ont décoré l'Acropole d'Athènes pendant plus de deux millénaires avant l'intervention de Lord Elgin, diplomate britannique auprès de l'Empire ottoman, au début du 19e siècle.

Tandis que Lord Elgin affirmait avoir obtenu de l'Empire ottoman, qui gouvernait la Grèce à l'époque, l'autorisation d'emporter les frises, Athènes considère cet enlèvement comme un vol.

Le British Museum avait provoqué début décembre la colère d'Athènes en annonçant avoir procédé au prêt inédit, au musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg, d'un des éléments de ces frises qui n'avaient jamais quitté Londres.

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