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Ne pas manquer Croix-Rousse

Les abords du quartier Croix-Rousse.... (Photo Philippe Merle, Archives Agence France-Presse)

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Les abords du quartier Croix-Rousse.

Photo Philippe Merle, Archives Agence France-Presse

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Si vous envisagez un séjour à Lyon, vous avez certainement déjà entendu parler de Croix-Rousse, ancien quartier ouvrier en plein embourgeoisement. Et c'est peut-être la destination qui se trouve au bas de votre liste, s'il vous reste du temps... La belle erreur!

Ce quartier fascinant débute en fait réellement avec «les pentes de la Croix-Rousse», et si vous êtes en forme, il ne faut pas les négliger. C'est là que commence la visite, dans ces rues qui montent et qui sont en pleine transformation. On y trouve ici un studio graphique, là un atelier de design, une boutique de vêtements signés par des créateurs locaux, ainsi que quelques enseignes qui sont là depuis bien plus longtemps. Une boucherie, un dépanneur et quelques façades en quête de sauveurs. Le quartier n'oubliera pas, on le souhaite, son histoire.

«Il faut que Croix-Rousse garde son identité. C'est un quartier frondeur, côté politique. Beaucoup de gens sont engagés dans la défense des droits populaires», explique Yves Le Pape, animateur d'un conseil de quartier des pentes de la Croix-Rousse. M. Le Pape s'est installé dans les pentes il y a quelques années et se qualifie lui-même de «bobo». Un parmi ceux qui choisissent désormais ce coin de la ville pour vivre à Lyon. «Il faut éviter de perdre la diversité du quartier, dit-il. Pour l'instant, c'est encore un quartier très divers. En âges, en métiers et du point de vue social. C'est un quartier très vivant.»

En haut des pentes, c'est le «plateau», à 254 m. L'ascension aura valu la peine, car on se trouve devant un tout autre Lyon, qui fait presque office de village. C'est le 4e arrondissement. Un marché public s'y tient tous les jours, boulevard de la Croix-Rousse, et est en pleine ébullition les week-ends.

C'est là que se trouve également la Maison des Canuts. Car Croix-Rousse, c'est les canuts, ces travailleurs de la soie qui s'y sont installés au XIXe siècle. En 1850, on y trouvait 40 000 métiers à tisser. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si plusieurs des studios à louer pour les touristes se trouvent dans le quartier. Ce sont d'anciens ateliers de canuts, ce qui explique les hauts plafonds, essentiels pour faire de la place pour les métiers à tisser. À l'époque, le canut y vivait avec sa famille et ses apprentis.

La Maison des Canuts... (Photo Stéphanie Bérubé, La Presse) - image 2.0

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La Maison des Canuts

Photo Stéphanie Bérubé, La Presse

La Maison des Canuts est toute petite. Pensez «économusée de la soie», avec beaucoup d'informations écrites sur le ver à soie, la production lyonnaise et l'inventeur du métier à tisser semi-automatique, ainsi que sur les conditions de travail des canuts qui ont mené à la sanglante révolution de 1849. Très intéressant.

Visiter Croix-Rousse en tuk-tuk

Si l'idée de gravir les pentes de Croix-Rousse à pied ne vous enchante pas (ce n'est pas si dramatique, par contre...), vous pouvez maintenant opter pour le tuk-tuk électrique. Le groupe derrière le Lyon Bike Tour a ajouté ce petit véhicule électrique à son offre, l'automne dernier. «On s'est rendu compte que certains groupes voulaient rester ensemble pour la visite», explique Cedric Théoulle, cofondateur du Lyon Bike Tour. Le tuk-tuk peut faire monter à bord jusqu'à six personnes, a des sièges chauffants et des bâches qui protègent du vent. Le chauffeur peut aller chercher ses clients directement à l'hôtel et les laisser ensuite au restaurant ou à l'endroit de leur choix.

L'un des avantages d'avoir un véhicule silencieux, explique Cedric Théoulle, est que les clients peuvent entendre les histoires que leur raconte le guide. La visite de Croix-Rousse comprend l'histoire des canuts et de la soie, du mur des canuts, la plus grande fresque d'Europe, et de l'esplanade du Gros Caillou.

Deux visites sont offertes: Croix-Rousse et Fourvière, deux heures (150 euros), ou simplement la Presqu'île (80 euros), une visite d'une heure. 

Le Croix-Rousse de Frédéric D'Ambrosio

«C'est un petit village dans la ville. Un peu comme Montmartre à Paris. Quand j'ai ouvert Balthaz'Art, il y a 10 ans, les gens n'osaient pas y monter. Ça s'est beaucoup démocratisé depuis. C'est devenu un quartier chic, mais dans le bon sens du terme: les gens ont conservé cet esprit croix-roussien, cet esprit de village. Et quand on est en haut, on ne veut plus redescendre. On y est bien.»

Preuve qu'on ne quitte pas facilement Croix-Rousse, Frédéric D'Ambrosio vient d'y ouvrir un second restaurant, Les Boulistes, sur le plateau, devant une place où, précisément, on joue aux boules! C'est un «pur bistro», dit le chef, avec un esprit convivial et des plats en cocotte à partager. La déco est faite de pièces chinées aux Puces du Canal.

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