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Dévaler la Vallée blanche

Au départ de l'Aiguille du Midi, à 3842... (PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Au départ de l'Aiguille du Midi, à 3842 mètres d'altitude.

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

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La Presse

La plupart des skieurs qui dévalent la Vallée blanche considèrent que c'est l'une des expériences les plus exaltantes qui soient. La descente en hors-piste, qui s'amorce à 3400 mètres en altitude, fait 20 km et il faut de quatre à six heures pour la parcourir. Une descente quotidienne de cette ampleur suffit à pas mal tous skieurs, il va sans dire!

On accède à la Vallée blanche par le téléphérique de l'Aiguille du Midi. De ce pic, qui culmine à 3842 mètres, les skieurs descendent 100 m à pied, les skis sur les épaules. Étrangement, il s'agit d'un des secteurs les plus difficiles du parcours.

« L'arête fait moins d'un mètre de largeur. Il y a des cordes de chaque côté pour se tenir et ce n'est pas très raide. Par contre, on a presque 1000 m de vide sur notre gauche et 300 sur notre droite. Quand il faut tenir ses skis, qu'on porte des bottes et qu'en plus, on doit s'agripper à une corde, certaines personnes ont tendance à paniquer un peu. Et c'est normal », explique Jean-Charles Poirot, moniteur à l'École de ski de Chamonix.

Après 20 minutes de marche, le terrain permet enfin de chausser ses skis et la peur fait place à la contemplation. Entouré des montagnes géantes des Alpes, on se sent tout petit.

Le parcours n'est pas aussi difficile qu'il en a l'air. Selon les guides de montagne de Chamonix, il faut être un skieur intermédiaire pour s'aventurer dans la Vallée blanche. On doit être capable de contrôler sa vitesse, de skier en parallèle et de maîtriser ses dérapages.

Mais comme le secteur n'est pas balisé, qu'il n'est pas surveillé et que les skieurs longent parfois des crevasses de 50, voire 100 mètres, il est recommandé d'être accompagné d'un guide de montagne. Les skieurs sont munis d'un harnais et d'un détecteur de victimes d'avalanches (DVA) pour leur descente.

« Il y a très peu de gens qui font la Vallée blanche sans guide. Ceux qui le font sont nés à Chamonix et connaissent très bien les lieux. Le guide permet notamment d'éviter les crevasses, qui ne sont pas toujours visibles à l'avance », souligne Jean-Charles Poirot.

Même si l'image de grands trous béants fait peur, M. Poirot est catégorique: lorsqu'on visite Chamonix en hiver, il faut vivre l'expérience de la Vallée blanche.

« C'est en plein milieu du massif du Mont-Blanc. Le paysage est grandiose et on se sent tout petit parmi ces montagnes immenses. La Vallée blanche, c'est l'une des choses les plus magnifiques que j'ai pu voir de toute ma vie. »

Convaincu? Le Chamoniard Jean-Charles Poirot l'espère bien!

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Réserver sa place

Étant donné qu'un nombre limité de personnes peut monter dans les téléphériques, il est recommandé de réserver son guide et sa descente dans la Vallée blanche. En cas de tempête, les téléphériques doivent fermer, mais les frais encourus sont remboursés aux skieurs.

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