Recherche Voyage

Corse: une troisième station de ski en projet

La station de ski de Val d'Ese, le... (PHOTO PASCAL POCHARD-CASABIANCA, AFP)

Agrandir

La station de ski de Val d'Ese, le «stade de neige» du village de Bastelica, offre neuf pistes rouges, bleues et vertes à 50 km d'Ajaccio.

PHOTO PASCAL POCHARD-CASABIANCA, AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
AJACCIO

La Corse aux 117 sommets dépassant les 2000 mètres ne compte encore que deux stations de ski alpin, Val d'Ese (Corse-du-Sud) et Ghisoni (Haute-Corse) mais le domaine skiable insulaire devrait s'étendre avec un projet de réouverture d'une troisième.

Les deux petites stations sont fréquentées chaque année par plusieurs dizaines de milliers de skieurs qui peuvent pratiquer leur sport en voyant scintiller au loin la Méditerranée ou la Tyrrhénienne, suivant qu'ils se trouvent dans l'une ou l'autre.

Ese (1600 m), le «stade de neige» du village de Bastelica, offre neuf pistes rouges, bleues et vertes parfois en forêt, à 50 km d'Ajaccio, soit à une heure de route, et pour le maire de Bastelica, Jean-Baptiste Giffon, «avec 15 000 à 20 000 skieurs par an, la station permet de relancer l'économie villageoise en hiver».

Dans ce village réputé pour sa production de charcuterie, l'une des premières de Corse, «cela permet de dégager un petit profit pour équilibrer notre budget, voire d'investir», souligne M. Giffon.

Dans son local de location de matériel de ski, Marie-Jeanne Nadizi, tout emmitouflée, se réjouit «des bonnes chutes de neige de février et de l'arrivée de vacanciers du continent, ce qui va permettre de compenser l'ouverture tardive cette année, avec beaucoup de réservations pour les prochaines semaines».

Avec ses cinq remontées mécaniques, Ese emploie une vingtaine de personnes durant une saison devenue plus courte avec la diminution de l'enneigement ces dernières années.

Propriétaire d'un hôtel à Bastelica qui, grâce au ski, peut rester ouvert toute l'année, Christophe Giffon plaide pour «une véritable économie de la montagne, axe de développement dont les élus doivent mieux prendre conscience».

«Frilosité» des élus

Dans l'est de l'île, à Ghisoni, on tient le même discours mais on a aussi du mal à équilibrer le budget alors que 45 000 euros, selon la direction de la station, ont été investis cette saison pour les équipements de sécurité des remontées mécaniques, vieux d'une trentaine d'années.

Sur un versant du Monte Renoso (2352 m), du haut des pistes (de 1580 à 1870 m d'altitude), c'est la mer Tyrrhénienne que l'on voit briller en dévalant les pistes.

La clientèle vient plutôt de Bastia, de la plaine orientale et de Porto-Vecchio au Sud, mais aussi parfois d'Italie, voire d'Autriche. Quatre jeunes surfeurs de ce pays alpin sont venus ces jours-ci tourner un film sur la montagne corse.

Un projet de réouverture d'une troisième station est à l'étude, à Asco (Haute-Corse), au pied du Monte Cinto (2708 m), point culminant de Corse. Première station de l'île, elle dut fermer en 1991 après des glissements de terrain catastrophiques.

La relance du tourisme blanc a été au coeur des 9e Hivernales du col de Vergio ((Haute-Corse), début février. Un millier de personnes ont participé à cette manifestation de promotion de la filière montagne, selon son organisateur Dominique Fazi.

À côté de démonstrations de ski de fond, raquette à neige, peau de phoque et secours en montagne, des débats ont été consacrés à la structuration des activités de montagne.

«Avec la randonnée, l'escalade, le VTT, les sports d'hiver peuvent générer une véritable économie à l'année pour l'intérieur sous-peuplé» de l'île, a souligné Paul-André Acquaviva, président du Comité régional de montagne. Il a déploré toutefois «la frilosité et l'inertie» de nombreux élus départementaux et régionaux insulaires «pour un développement réel dans cette voie».

Et pourtant, pour Jean-Paul Rossi, un septuagénaire ajaccien qui a appris à skier à Ese dans les années 1960, avant l'installation du premier téléski en 1976, «le bonheur c'est de monter skier le matin et redescendre dans l'après-midi, avec le soleil, vers le golfe d'Ajaccio pour retrouver la plage». Avant 1976, «il fallait remonter les pentes à pied, ses planches sur l'épaule, pour skier», se souvient-il.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Voyage

Tous les plus populaires de la section Voyage
sur Lapresse.ca
»

publicité

Destinations

Asie Europe Afrique Amérique latine Océanie États-unis Canada Québec

publicité

Autres contenus populaires

image title
Fermer