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2014, l'année de tous les records pour le tourisme au Portugal et en Espagne

Entre janvier et fin novembre, les touristes étrangers... (PHOTO PATRICIA DE MELO MOREIRA, AFP)

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Entre janvier et fin novembre, les touristes étrangers ont dépensé 9,6 milliards d'euros, dépassant les rentrées de l'ensemble de l'année 2013, a indiqué jeudi la Banque du Portugal.

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Elodie CUZIN, Brigitte HAGEMANN
Agence France-Presse
MADRID

L'Espagne et le Portugal ont attiré un nombre record de visiteurs étrangers en 2014, confirmant le rôle du secteur du tourisme dans la reprise économique dans les deux pays de la péninsule ibérique, durement touchés par la crise.

 Des plages de sable fin de l'Algarve aux vignobles de la Rioja en passant par les ruelles de Lisbonne et de Séville, le constat est le même: 2014 aura été un excellent cru.

«La meilleure année de l'histoire touristique de notre pays», célébrait jeudi le ministre espagnol de l'Industrie et du Tourisme Jose Manuel Soria. «Une année historique en termes de nombre de touristes, nuitées hôtelières et recettes», proclamait comme en écho le secrétaire d'État portugais au Tourisme, Adolfo Mesquita Nunes.

Après une année 2013 déjà record en Espagne, le pays a franchi un nouveau palier avec près de 65 millions de visiteurs étrangers en 2014 (+7,1%), conservant au passage sa troisième place mondiale derrière la France, numéro un, et les Etats-Unis.

Au Portugal, le secteur a aussi battu un record avec 15,1 millions de touristes entre janvier et novembre 2014, dont 8,9 millions d'étrangers, contre 14,3 millions pour l'ensemble de l'année 2013.

Moteur d'une sortie de crise 

Douce musique pour un pays qui se remet difficilement de la crise et ne s'est affranchi qu'en mai 2014 de la tutelle de ses créanciers après son sauvetage en 2011: les touristes étrangers ont dépensé la somme record de 9,6 milliards d'euros de janvier à novembre, dépassant les rentrées de l'ensemble de l'année 2013, selon la Banque centrale du Portugal.

«Le tourisme nous aide à surmonter la passe difficile que nous traversons», a souligné le Portugais Adolfo Mesquita Nunes, alors qu'après un recul de 1,4% du Produit intérieur brut (PIB) en 2013, le gouvernement table sur une croissance de 1% en 2014 et de 1,5% cette année.

En Espagne aussi, après six ans de crise, 2014 est «clairement l'année de la reprise de l'économie», a déclaré jeudi le ministre Soria, avec une croissance attendue par le gouvernement conservateur de 1,4% du PIB puis de 2% cette année.

«Le tourisme est sans aucun doute l'un des secteurs clefs de cette reprise», a-t-il souligné, rappelant son poids colossal dans l'économie de l'Espagne (10,9% du PIB et 12% des emplois).

Une donnée importante alors qu'encore près d'un actif sur quatre est au chômage.

Manne bienvenue, les touristes étrangers sont particulièrement dépensiers en Espagne, où ils ont laissé environ 63 milliards d'euros en 2014, selon les estimations avancées par le ministre, contre 42,2 milliards de recettes engrangées en France en 2013.

Un bémol, pourtant, le nombre de touristes russes qui avait fortement progressé en Espagne ces dernières années a plongé de 10,3% en un an, suite à l'effondrement du rouble.

L'organisation patronale en Espagne, Exceltur, s'inquiétait justement mardi de «l'arrivée de touristes qui dépensent moins», comme les Français, les Belges et les Portugais, alors que le «marché russe a profondément baissé».

Peur des djihadistes 

L'Espagne comme le Portugal continuent de bénéficier des effets du printemps arabe de 2011, qui a détourné une partie des touristes de pays comme l'Égypte ou la Tunisie.

«Normalement on allait toujours en Égypte en janvier, mais on a été découragés par la menace des djihadistes», confie Alain Boquelet, venu à Lisbonne en couple.

«Ici on se sent en sécurité, pendant la journée comme le soir. C'est une ville à taille humaine, avec des gens sympathiques», ajoute ce fonctionnaire de Lille (nord de la France) âgé de 58 ans.

En 2015, «le Portugal devrait profiter du fait que c'est un pays très calme, un critère de plus en plus pris en compte par les touristes», note le président de l'Association hôtelière du Portugal, Luis Veiga.

Un optimisme partagé par le secteur en Espagne.

En 2015 il faudra relever de «grands défis», selon Exceltur, comme la diversification d'un secteur tourné à 75% vers le modèle «sol y playa» (soleil et plage) et la régulation des systèmes de locations entre particuliers, source de «concurrence déloyale».

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