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Barbade: une île méconnue

Roger, un commerçant de Bridgetown.... (PHOTO MARIE-ÈVE MORASSE, LA PRESSE)

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Roger, un commerçant de Bridgetown.

PHOTO MARIE-ÈVE MORASSE, LA PRESSE

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La route qui longe la côte ouest de l'île de la Barbade est impressionnante. La mer des Caraïbes a beau être parfois cachée par les murs dressés devant les hôtels de luxe qui se succèdent, de petites maisons basses laissent de temps à autre entrevoir sa beauté et sa douceur.

C'est le long de cette route que se trouve la maison du chanteur Sting. C'est également tout près, à l'hôtel Sandy Lane, que le golfeur Tiger Woods s'est marié.

Les riches ont l'embarras du choix à la Barbade, mais la petite île n'est pas qu'un repaire de gens aisés. Même sur la très chic côte ouest, appelée Platinum Coast en raison de ses plages dorées et de son eau limpide, toute plage se doit d'avoir un accès public. C'est avec plaisir qu'on y côtoie les Barbadiens sans jamais se sentir enclavé dans un lieu pour touristes.

La Barbade a deux personnalités et, quand on franchit la vingtaine de kilomètres qui mènent au côté est de l'île, on a l'impression d'entrer dans un tout autre pays. La mer des Caraïbes cède la place à l'Atlantique et ses vagues déferlent souvent avec force sur les plages. Peu d'hôtels se sont établis de ce côté de l'île, moins propice à la baignade. Ce n'est toutefois pas le cas des surfeurs, qui profitent de la force des vagues notamment à Bathsheba, où a lieu chaque année une compétition de surf dans ce que les Barbadiens appellent le «bol à soupe».

Lorsqu'on grimpe dans les hauteurs et qu'on aperçoit les falaises avec la mer qui frappe sur les rochers en contrebas, on se croirait parfois seul dans l'île. Ce sentiment persiste lorsqu'on visite Harrison's Cave, qui propose une incursion dans les profondeurs de l'île. Un petit tramway amène les visiteurs à 170 m de profondeur, où le spectacle est splendide.

Ceux qui préfèrent rester au grand air peuvent faire appel à l'entreprise Island Safari (islandsafari.bb), qui organise des circuits d'une journée au cours desquels on accède tant aux hauteurs de l'île qu'aux plantations de canne à sucre qui la parsèment. À bord d'un Land Rover, on se promène tantôt en forêt, tantôt sur le bord des falaises offrant des vues imprenables. Le guide y va de ses observations et profite des arrêts pour fournir du rhum-punch aux passagers, qui refusent rarement le rafraîchissement...

Du rhum avec votre poisson?

Les Bajans, comme ils s'appellent eux-mêmes, sont d'un accueil irréprochable. Difficile de marcher dans la rue sans se faire demander d'où l'on vient, pour le simple plaisir de la conversation. Un arrêt dans un rhum shop, un dépanneur où l'on peut prendre une bière ou un verre de rhum, confirme la tendance. Ici, tout le monde se parle, accoudé au bar ou assis à une table à pique-nique. L'alcool est bon marché et les sourires dispensés à la volée. Les rhum shops sont incontournables à la Barbade et on les trouve partout dans l'île. Bien des habitants affirment même que si la Barbade est parfois surnommée le «Japon des Antilles» en raison de ses nombreux habitants centenaires, ce n'est pas étranger à un certain amour du rhum... une affirmation qui reste à vérifier scientifiquement!

Les vertus santé du poisson sont mieux documentées, et avec l'omniprésence de la mer, les Barbadiens ont l'embarras du choix quand vient le temps d'en manger. Le Oistins Fish Fry, où l'on se retrouve surtout le vendredi, est parfait pour goûter à tout ce que les eaux environnantes ont à offrir. Le mahi-mahi et le poisson volant sont à l'honneur, aux côtés des homards, du thon et du marlin. Pour une dizaine de dollars, vous aurez un repas qui vous permettra de tenir aisément jusqu'au lendemain...

Les frais de voyage de ce reportage ont été payés par Barbados Tourism Authority.

Après la plage...

Hunte's Garden

Chapeau de paille vissé sur la tête, Anthony Hunte, 70 ans, reçoit les visiteurs dans son luxuriant jardin, au beau milieu d'une plantation de canne à sucre. Le passionné de jardinage a mis plus de cinq ans de travail avant d'ouvrir son bout de terrain au public. Il en a fait un véritable jardin des merveilles. M. Hunte fait faire le tour de son jardin tout en enlevant les mauvaises herbes puis, en bon Barbadien, il invite les visiteurs à déguster un rhum-punch sur le balcon de sa maison. On y passerait aisément des heures... www.huntesgardensbarbados.com

St.Nicholas Abbey

Malgré son nom, la superbe demeure blanche n'a aucune prétention religieuse. Il s'agit d'une demeure de style jacobin construite en 1658 au milieu d'une plantation de canne à sucre. Magnifiquement restaurée, elle est maintenant ouverte au public. On s'y arrête pour revivre un instant l'époque pas si lointaine où la canne à sucre était le moteur économique de la Barbade (maintenant supplanté par le tourisme) et pour faire une dégustation de rhum produit sur place. www.stnicholasabbey.com

Quand y aller?

La Barbade a beau être le plus souvent épargnée, mieux vaut éviter la saison des ouragans, qui s'étale du début juin à la fin novembre.

Comment s'y rendre?

À partir de Toronto, Air Canada et WestJet offrent des départs vers la capitale, Bridgetown, toute l'année. Pendant la saison hivernale, Air Canada assure un vol direct à partir de Montréal.

Où loger?

De nombreux sites internet proposent des appartements à prix avantageux, surtout en période estivale.

Propriété d'un Canadien d'origine, l'Hôtel Crane est situé à flanc de montagne et surplombe une magnifique plage. Ouvert en 1887, l'établissement a bénéficié de plusieurs ajouts et rénovations et est devenu un véritable complexe que l'on fréquente pour ses multiples restaurants et les vues magnifiques sur l'océan Atlantique. Mais la vue a un prix et il vous faudra compter au minimum 300$ pour y loger en basse saison. thecrane.com

Également côté Atlantique, l'hôtel-boutique Silver Point est plus modeste, mais il n'en est pas moins intéressant. Avec des chambres donnant directement sur la mer et un seul restaurant, il plaira davantage aux couples qu'aux familles. À partir de 150$ la nuit. silverpointhotel.com

Se déplacer dans l'île

La location de voiture est une option intéressante si vous n'avez pas peur de conduire à gauche dans cette ancienne colonie britannique. Sinon, pensez à prendre le bus, qui vous mènera partout sur l'île pour un dollar!

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