Philadelphie, première à taxer les boissons sucrées

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Les opposants à cette nouvelle réglementation ont insisté sur son impact «catastrophique» pour les petits commerces, estimant que certains seraient condamnés à fermer si leurs clients décidaient d'aller s'approvisionner en dehors de la ville.

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Agence France-Presse
New York

Philadelphie a voté jeudi une taxe sur tous les boissons gazeuses et boissons sucrées, devenant la première grande ville américaine à prendre une telle mesure.

La taxe, combattue depuis des mois par l'industrie des boissons gazeuses, sera de 0,51 dollar par litre de boisson gazeuse et autres boissons sucrées, y compris celles basses calories, à l'exception de celles composées d'au moins 50% de lait ou de fruits frais.

La mesure, qui concerne tous les revendeurs, commerces et restaurants, prendra effet en janvier 2017.

La mesure ne peut qu'améliorer la santé d'une ville de 1,5 million d'habitants, la cinquième plus grande des États-Unis, où plus de 68% des adultes et 41% des enfants sont en surpoids ou obèses.

L'idée d'une telle taxe avait été rejetée dans le passé deux fois à Philadelphie.

Mais le nouveau maire démocrate Jim Kenney avait cette fois évité de parler de santé, et préféré expliquer que les 91 millions de dollars annuels que devrait rapporter cette taxe seraient principalement utilisés pour offrir des milliers de places supplémentaires dans les écoles maternelles et financer les centres de loisirs et aires de jeux.

Le débat avant le vote de jeudi a été très animé, plusieurs intervenants s'indignant de l'impact financier de cette taxe sur les familles les plus modestes, dans une ville où 26,7% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté.

Les opposants à cette nouvelle réglementation ont aussi insisté sur son impact «catastrophique» pour les petits commerces, estimant que certains seraient condamnés à fermer si leurs clients décidaient d'aller s'approvisionner en dehors de la ville.

Un cardiologue a à l'inverse salué le courage d'élus «à l'avant-garde», affirmant que la mesure aiderait à faire diminuer diabète, maladies cardiaques et obésité.

Le lobby des boissons gazeuses avait dépensé plusieurs millions de dollars pour essayer de faire échouer le projet. «Les taxes discriminatoires envoient un mauvais message aux consommateurs», a estimé jeudi dans un communiqué l'American Beverage Association, dont font partie Coca-Cola et Pepsi-Cola.

Une seule autre grande ville a imposé une taxe sur les boissons gazeuses aux États-Unis, Berkeley, 120 000 habitants, en Californie, à hauteur de 38 cents par litre, en novembre 2014. Des dizaines de propositions similaires dans d'autres villes ont été rejetées.

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