La moitié des crises cardiaques seraient «silencieuses»

Les crises cardiaques silencieuses multipliaient par trois le... (Illustration : Verónica Pérez-Tejeda, archives La Presse)

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Les crises cardiaques silencieuses multipliaient par trois le risque de mourir d'une maladie cardiovasculaire; augmentaient de 34% le risque de décès, toutes causes confondues; et étaient plus fréquentes chez les hommes que chez les femmes, mais plus mortelles chez ces dernières.

Illustration : Verónica Pérez-Tejeda, archives La Presse

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La Presse Canadienne
Montréal

Près de la moitié de toutes les crises cardiaques sont «silencieuses», ce qui signifie qu'elles ne sont accompagnées d'aucun symptôme, préviennent des chercheurs de l'université américaine Wake Forest.

Ces crises cardiaques n'en sont pas pour autant moins dangereuses et elles augmentent le risque de mortalité, disent les scientifiques.

Les chercheurs ont suivi près de 9500 sujets pendant environ 13 ans, ce qui en fait une des plus grandes études du genre jamais réalisées. Sur une période moyenne de neuf ans, 317 sujets ont subi une crise cardiaque silencieuse et 386 une crise cardiaque accompagnée des symptômes cliniques classiques (douleur à la poitrine, difficulté à respirer et autres).

Les crises cardiaques silencieuses multipliaient par trois le risque de mourir d'une maladie cardiovasculaire; augmentaient de 34% le risque de décès, toutes causes confondues; et étaient plus fréquentes chez les hommes que chez les femmes, mais plus mortelles chez ces dernières.

Les symptômes des crises cardiaques silencieuses sont si subtils qu'ils passent parfois complètement inaperçus. Ils ne seront détectés que si le patient se soumet à un électrocardiogramme pour mesurer l'activité électrique du coeur.

Une fois détectées, disent les chercheurs, les crises cardiaques silencieuses doivent être traitées aussi agressivement que les crises cardiaques avec symptômes.

Une crise cardiaque survient quand l'alimentation sanguine du coeur est réduite ou interrompue.

Les conclusions de cette étude sont publiées dans le journal médical Circulation.

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