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Déficit d'attention: les plus jeunes plus à risque de recevoir un mauvais diagnostic

Lors de l'étude, les enfants nés en janvier... (Photothèque Le Soleil)

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Lors de l'étude, les enfants nés en janvier avaient le plus faible taux de diagnostics et de prescriptions, ces taux augmentant ensuite de façon constante pour atteindre un pic en octobre pour les garçons et en décembre pour les filles.

Photothèque Le Soleil

 

Helen Branswell
La Presse Canadienne
Toronto

Les plus jeunes enfants des classes des écoles primaires sont plus à risque de recevoir un diagnostic de TDAH (trouble du déficit de l'attention et d'hyperactivité) et de se faire prescrire des médicaments que les enfants plus âgés dans les mêmes classes, selon une nouvelle étude laissant entendre que certains enfants souffrant supposément de ce trouble pourraient avoir reçu un mauvais diagnostic.

L'étude, qui a porté sur près d'un million d'enfants de la Colombie-Britannique, a permis de découvrir que les garçons nés en décembre étaient 30 % plus à risque de recevoir un diagnostic de TDAH que les enfants nés en janvier de la même année, et étaient 41 % plus à risque de se faire prescrire des médicaments.

Bien que moins de filles aient reçu un diagnostic de trouble de l'attention, celles nées en décembre étaient environ 70 % plus à risque de recevoir ce diagnostic que leurs collègues de classe nées en janvier, et 77 % plus à risque de se faire prescrire la prise de médicaments pour lutter contre le phénomène.

Afin d'entrer en première année du primaire en Colombie-Britannique, un enfant doit atteindre l'âge de six ans avant le 31 décembre. Les enfants dont le sixième anniversaire est en décembre sont donc pratiquement plus jeunes d'un an que leurs collègues nés en janvier.

Les taux nettement plus élevés de diagnostics de déficits d'attention et de troubles d'hyperactivité chez les enfants nés en décembre soulèvent la question à savoir si des enfants moins matures se font faussement accoler l'étiquette de la maladie, suggère Richard Morrow, analyste en recherche en santé au sein de la Therapeutics Initiative à l'Université de Colombie-Britannique, et l'un des principaux auteurs de l'étude.

Selon M. Morrow, un manque de maturité pourrait être faussement interprété, dans certains cas. comme un symptôme d'un trouble neurocomportemental du TDAH.

Les auteurs de l'étude ont compulsé les dossiers médicaux d'enfants âgés de six à 12 ans qui sont nés en Colombie-Britannique entre le 1er décembre 1997 et le 30 novembre 2008, pour un total de 937 943 cas.

Les enfants nés en janvier avaient le plus faible taux de diagnostics et de prescriptions, ces taux augmentant ensuite de façon constante pour atteindre un pic en octobre pour les garçons et en décembre pour les filles.

Selon M. Morrow, l'équipe suspecte que le fait que le taux chez les garçons n'atteigne pas un sommet en décembre est dû au fait que les parents retarderont quelque peu l'entrée à l'école de leurs enfants s'ils ne les jugent pas assez matures.

Des études américaines ont démontré un lien entre le fait d'être le plus jeune dans une classe et le fait de recevoir un diagnostic de TDAH, mais les chercheurs canadiens voulaient s'assurer que l'effet existait également ici.

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