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Les maladies inflammatoires chroniques mal prises en compte au travail

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Selon l'institut Hygie, un collectif de médecins et de cadres mobilisé pour favoriser l'emploi des malades chroniques à l'origine de cette enquête, le nombre de personnes atteintes en France est «difficilement quantifiable».

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Agence France-Presse
PARIS

Les maladies articulaires et inflammatoires chroniques ne sont pas suffisamment prises en compte au travail, estiment les salariés atteints, 44% d'entre eux jugeant leur direction «plutôt indifférente», selon un sondage publié mercredi.

Ces affections chroniques regroupent de nombreuses pathologies comme la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante, le rhumatisme psoriasique, le lupus érythémateux disséminé ou encore la maladie de Crohn.

Selon l'institut Hygie, un collectif de médecins et de cadres mobilisé pour favoriser l'emploi des malades chroniques à l'origine de cette enquête, le nombre de personnes atteintes en France est «difficilement quantifiable». Mais il se situerait «entre 700 000 et 1 million», les maladies chroniques dans leur ensemble touchant 15 millions de personnes soit près de 20% des Français.

L'enquête menée pour l'institut par Harris Interactive montre que 58% des malades estiment qu'aucun acteur dans l'entreprise ne «prend suffisamment en compte» la question de leur intégration professionnelle, 39% indiquant que les ressources humaines sont «plutôt indifférentes» lorsqu'elles sont informées, ce constat étant aussi fait par 44% d'entre eux pour la direction.

Ils sont 87% à penser que le manque d'information à destination du grand public et des entreprises constitue un frein à l'insertion des malades.

Et alors que pour 77% des personnes interrogées, l'âge au moment du diagnostic se situe entre 20 et 55 ans, c'est-à-dire en pleine carrière professionnelle, la maladie a des répercussions sur le travail. 39% des personnes interrogées en activité rapportent ainsi être absents à cause de la maladie entre 1 mois et plus de 3 mois par an.

Or, plus de la moitié des malades (55%) assurent que la mise en place d'aménagements a permis de réduire le nombre de jours d'arrêt maladie et 79% que cela a amélioré leur qualité de vie au travail.

L'enquête a été réalisée en ligne et par questionnaires papier du 29 avril au 23 juin auprès d'un échantillon de 616 personnes souffrant de maladies articulaires et inflammatoires chroniques. Près de six sur dix (69%) travaillent dans des PME ou des TPE, les autres étant dans des grands groupes.

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