Michelle Béland: sauver sa peau, avec le sourire

Michelle Béland avait 24 ans. Un sourire radieux. La vie devant elle. Et malgré... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE)

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Michelle Béland avait 24 ans. Un sourire radieux. La vie devant elle. Et malgré tout, le diagnostic est tombé. Cancer. Deux ans plus tard, après un passage en enfer, elle raconte comment elle a réussi à garder la tête haute. À sourire, rire, même. Ses trucs, pleins de bon sens et surtout loin des idées reçues, sont inspirants. Idéal pour surmonter bien des épreuves, finalement.

Tout n'a pas nécessairement un sens

Elle écrivait sa maîtrise, mangeait sainement, s'entraînait régulièrement. Surtout: elle avait 24 ans! Mais malgré tout, Michelle Béland est tombée malade. Très malade. Cancer de la glande thyroïde. «Mais moi, je n'ai pas perdu mon temps à essayer de comprendre pourquoi, dit-elle. Parce que non, je n'avais pas envie de réfléchir au sens de la vie. Je n'avais pas envie de réfléchir à la mort non plus.» Au contraire, elle a préféré se concentrer sur le présent: ici, maintenant. Une seule question: comment je passe à travers?

Bien s'entourer

C'est une évidence. Dans les bons comme les moins bons moments, mieux vaut être entouré. C'est d'autant plus vrai dans la maladie. Les amis n'ont pas de prix. Pour nous aimer, nous soutenir, nous divertir. Surtout, être là quand on dérape. Quand on fait une crise et qu'on perd les pédales. Être là, aussi, quand on leur dit que non, finalement, ça ne va pas. Un peu mieux qu'hier, peut-être. Mais seulement parce qu'hier, ça n'allait vraiment pas du tout. «Il faut le dire, parce que sinon, ça devient vraiment frustrant.»

Oser «péter sa coche»

«Moi, j'ai pitché des spatules sur le mur de ma cuisine tellement j'étais fâchée de ce qui m'arrivait, se souvient-elle en riant. Il faut lâcher son fou. Si on ne se sent pas bien, il faut s'assumer là-dedans. Moi, j'ai été vraiment misérable.» D'où l'importance des amis, répète-t-elle. Pour nous écouter dans notre peine, mais surtout nous «soutenir quand on devient un monstre».

Surtout ne pas se faire couper les cheveux!

«C'est une très mauvaise idée de se faire couper les cheveux quand vous n'êtes pas stables émotionnellement!», confie-t-elle en pouffant. Elle se revoit encore, la veille d'une grosse opération, se rendant chez le coiffeur. «Je pensais qu'en me mettant belle, j'allais passer au travers plus facilement.» Erreur. La coupe n'a pas été à la hauteur. Du coup, elle a craqué. «J'ai pété une coche monumentale. Je me suis retrouvée chez une amie et j'ai fait la crise du siècle.» Non, tranche-t-elle, après un diagnostic, passer chez le coiffeur, ça n'est pas du tout une bonne idée.

Mais se gâter, ça oui!

Si un passage chez le coiffeur est une affaire risquée, se gâter avec un nouveau rouge à lèvres, un foulard de soie ou des lunettes hors de prix, ça l'est nettement moins. «Oui, ça peut paraître superficiel, avoue Michelle Béland, mais des fois, se sentir belle à l'extérieur, ça aide vraiment à se sentir mieux à l'intérieur.»

Abuser de mauvaises téléréalités et d'humour noir

«Moi, j'ai regardé beaucoup de mauvaises téléréalités, parce que c'était vide. J'avais envie de vide, de quelque chose de stupide, pour ne pas ressentir d'émotions. Je n'avais pas envie de faire d'introspection», dit-elle. Pas d'introspection mais de l'identification, ça oui, notamment en lisant le livre de l'actrice Joan Rivers, (I Hate Everyone... Starting With Me) qu'elle a littéralement dévoré. «Elle a un humour très négatif, et c'est exactement comment ça que je me sentais!»




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