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L'obésité en chute libre chez les enfants américains de 2 à 5 ans

L'obésité a spectaculairement baissé en près d'une décennie aux États-Unis chez... (Archives AFP)

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Archives AFP

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Jean-Louis SANTINI
Agence France-Presse
Washington

L'obésité a spectaculairement baissé en près d'une décennie aux États-Unis chez les très jeunes enfants, a révélé mardi une enquête nationale, alors que l'épidémie stagne à un niveau élevé chez les adultes.

Le nombre d'enfants obèses âgés de deux à cinq ans a baissé de 43% en huit ans, passant de 14% en 2003-2004 à un peu plus de 8% en 2011-2012, précise cette recherche, parue mardi dans le Journal of the American Medical Association (Jama).

Ce recul est significatif car d'autres études montrent qu'être en surpoids à ce stade de la vie multiplie par cinq le risque d'être obèse à l'âge adulte.

Et l'obésité augmente en outre fortement le risque de diabète, maladies cardiovasculaires ou cancer.

En revanche le taux d'obésité s'est stabilisé sur la même période au sein des autres groupes de la population.

«Nous continuons à voir des signes d'une diminution de l'obésité chez certains enfants aux États-Unis», s'est félicité dans un communiqué le directeur des Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC, Centers for Disease Control and Prevention), le Dr Tom Frieden.

D'autres statistiques des CDC ont aussi montré une nette diminution de l'obésité chez les enfants de deux à quatre ans de familles défavorisées participant à des programmes fédéraux de nutrition, a rappelé M. Frieden.

«Tout cela confirme, qu'au moins chez les enfants, on peut changer la situation et commencer à faire reculer l'épidémie d'obésité», juge le Dr Frieden.

Les raisons précises de ce recul chez les 2 à 5 ans ne sont pas claires mais un grand nombre de garderies ont commencé à améliorer la nutrition et à offrir davantage d'activité physique ces dernières années.

Les statistiques des CDC révèlent également une diminution chez les jeunes de la consommation de boissons sucrées, comme les sodas.

Un autre facteur pourrait être un accroissement du nombre d'enfants nourris au sein aux États-Unis, ce qui réduit le risque d'obésité.

«Habitudes plus saines»

«Super nouvelle», s'est félicité sur Twitter mardi le bureau de la Première dame des États-Unis, Michelle Obama, qui mène une campagne contre l'obésité.

Citée dans le communiqué des CDC, Mme Obama s'est déclarée «ravie des progrès accomplis ces quelques dernières années pour faire baisser les taux d'obésité parmi les plus jeunes des Américains».

«Avec la participation des enfants, des parents et des communautés dans le mouvement "Let's Move!" ces quatre dernières années,  des habitudes plus saines commencent à devenir la norme», a-t-elle ajouté.

La Maison-Blanche doit révéler jeudi un nouvel étiquetage indiquant la valeur nutritionnelle des produits alimentaires, et ce pour la première fois depuis deux décennies.

Cynthia Ogden, principal auteur de ces travaux, a examiné l'évolution de l'obésité et d'excès pondéral chez les jeunes et les adultes dans un groupe représentatif de 9120 personnes en 2011-2012.

La fréquence d'un poids élevé pendant une longue période était de 8,1% parmi les enfants de la naissance à deux ans en 2011/2012, avec une nette différence entre les garçons (5%) et les filles (11,4%).

Pour les deux à 19 ans, 31,8% étaient en surpoids ou obèses. Parmi les adultes, plus des deux-tiers (68,5%) souffraient soit d'un excès de poids, soit d'obésité - qui touche 34,9% de ce groupe -, avec un indice de masse corporelle ou IMC (poids divisé par le carré de la taille) de 30 ou plus. Dans ce groupe, 6,4% étaient de grands obèses, avec un IMC de 40 et plus.

Globalement, les chercheurs n'ont pas mesuré de changement notable entre 2003-2004 et 2011-2012 dans l'obésité et l'excès de poids parmi les jeunes et les adultes, à l'exception des deux à cinq ans, et des femmes de 60 ans et plus. Chez ces dernières, le taux d'obésité a augmenté de 20%, passant de 31,5% en 2003-2004 à 38% en 2011-2012.




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