Espagne: la fermeture de Google News inquiète

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Agence France-Presse
MADRID

L'association des internautes espagnols a regretté vendredi l'annonce de la fermeture mi-décembre de la page d'information Google News dans le pays, tandis que les éditeurs presse appelaient à une négociation.

«Les grands perdants seront les médias eux-mêmes, qui, avec la disparition de leurs informations du moteur de recherche, perdront du trafic sur leurs pages», avertit l'association dans un communiqué.

Mercredi, Google avait annoncé cette fermeture, liée à l'entrée en vigueur en janvier d'une nouvelle loi sur la propriété intellectuelle qui devrait l'obliger à verser une compensation pour les informations figurant sur Google News.

«Cette situation va entraîner un grand nombre de fermetures» d'entreprises espagnoles présentes dans le secteur d'internet, avait déjà mis en garde jeudi son président, Victor Domingo.

La «taxe Google» ou «taxe AEDE» du nom de l'association espagnole rassemblant les journaux traditionnels papier avaient été réclamée par ces derniers. Elle prévoit que les agrégateurs d'information sur le web rémunèrent les médias dont ils reprennent les informations ce que Google News refuse de faire.

Sa fermeture «aura sans aucun doute un impact négatif pour les citoyens et les entreprises espagnoles», a cependant reconnu jeudi soir l'AEDE, en demandant aux autorités espagnoles et européennes d'intervenir pour chercher une solution.

Après avoir souligné qu'en Espagne Google est «l'authentique porte d'accès à Internet», l'AEDE assure qu'elle a toujours souhaité «négocier avec Google afin de parvenir à des accords profitables pour les deux parties dans différents domaines».

C'est la première fois que le groupe américain Google, souvent critiqué en Europe pour sa position dominante, prend une décision aussi radicale.

Google fait l'objet d'une enquête de la Commission européenne pour entrave à la concurrence.

En Allemagne, le géant de l'édition Axel Springer a capitulé début novembre en demandant à faire figurer à nouveau gratuitement sur son moteur de recherche des extraits des articles de ses publications, tandis qu'en France, Google et les éditeurs de presse sont parvenus à un accord en 2013 sur le partage des recettes publicitaires.




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