«Une Williams va gagner ce tournoi!»

Serena Williams (notre photo) a vaincu la Croate... (Photo Kin Cheung, Associated Press)

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Serena Williams (notre photo) a vaincu la Croate Mirjana Lucic-Baroni pour atteindre la finale des Internationaux d'Australie, où elle retrouvera sa soeur Venus.

Photo Kin Cheung, Associated Press

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Pas moins de 19 ans après leur premier duel à Melbourne, Serena et Venus Williams se retrouveront en finale des Internationaux d'Australie, cette nuit (3h30 HE).

Ce sera leur 15e affrontement en Grand Chelem, le neuvième en finale, mais il faut remonter en 2009 à Wimbledon pour retrouver les deux soeurs à ce niveau d'un tournoi majeur. Et cette année-là, à Londres, la finale masculine avait été disputée par Roger Federer et Rafael Nadal, ceux-là mêmes qui seront face à face dimanche.

Avouez que cela donne un curieux air de «retour vers le futur» à Melbourne. À respectivement 35 et 36 ans, Serena et Venus ne sont plus des débutantes. Seule Martina Navratilova était plus âgée lorsqu'elle a disputé sa dernière grande finale, à Wimbledon en 1994. Federer a aussi 35 ans, Nadal en a 30.

Venus avait gagné ce premier match contre Serena, en 1998. «Je n'avais aucune idée de ce que je faisais», a-t-elle raconté, hier, après sa victoire de 6-7 (3), 6-3 et 6-2, en demi-finale contre sa compatriote CoCo Vandeweghe. «Mais vous savez, il faut y aller un match à la fois. Nous ne gagnons pas toutes la première fois, c'est très difficile à réussir.

«J'étais encore une enfant à l'époque, je suis encore une enfant dans mon coeur. Les enjeux seront différents cette fois [demain en finale], c'est de l'histoire du tennis qu'il est question. Mais je suis heureuse d'avoir été ici les deux fois.»

Le 23e de Serena? Le 8e de Venus?

Chacune des deux soeurs tentera d'écrire une nouvelle page d'histoire, demain. Serena pourrait établir un record avec un 23e titre majeur dans l'ère moderne. Venus cherche à enlever un huitième grand titre, son premier à Melbourne et aussi son premier depuis 2008.

Serena domine la compétition familiale avec 16 victoires en 27 matchs, neuf victoires contre cinq en Grand Chelem et, surtout, six victoires contre deux dans les grandes finales. Elle avait notamment battu Venus dans quatre finales consécutives du Grand Chelem, en 2002 et 2003, pour réussir son premier «Serena Slam». La cadette n'en reste pas moins pleine d'admiration pour sa grande soeur.

«Elle [Venus] est la plus grande inspiration pour moi, a confié Serena, après sa victoire de 6-2 et 6-1 contre la Croate Mirjana Lucic-Baroni. Elle est tout mon monde et toute ma vie, elle représente vraiment tout pour moi. Je ne pourrais être plus heureuse des résultats. Être toutes les deux en finale, c'est un grand rêve qui se réalise. Elle a toujours été ma plus farouche adversaire. Personne ne m'a battue aussi souvent.»

«Elle a traversé tant d'épreuves, j'ai aussi traversé beaucoup d'épreuves. J'ai l'impression que, quoi qu'il arrive, nous avons déjà gagné. Une Williams va gagner ce tournoi!»

Serena a quand même souligné qu'elle préparerait cette finale de la même façon que toutes celles qu'elle a jouées au cours des dernières années contre d'autres adversaires. «C'est quand même une finale de Grand Chelem, a-t-elle rappelé. Nous serons heureuses quoi qu'il arrive, mais nous voulons aussi donner le meilleur de nous-mêmes sur le court.»

De son côté, Venus a confirmé: «Elle est la meilleure sur le circuit, mais je pense être aussi très compétitive. Bien sûr, je sais que ce ne sera pas facile pour moi. Je devrai avant tout contrôler mon jeu, puis espérer que je serai en mesure de contrer le jeu de mon adversaire. Mais c'est ma soeur et elle est extraordinaire!»

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Des légendes inspirantes

Les succès de Roger Federer, Rafael Nadal, Serena et Venus Williams offrent aux amateurs une autre chance - peut-être la dernière - d'admirer ensemble quatre des plus grands joueurs de tennis de tous les temps. Venus Williams, l'aînée du groupe, s'est montrée philosophe à ce sujet hier en point de presse. 

«Je pense que les gens apprécient tellement le sport parce que tout s'y déroule en continu. C'est un moment où il n'y a qu'une prise, sans aucune chance de recommencer. C'est le triomphe ou le désastre en direct et on ne peut pas faire semblant. Les gens s'identifient aux champions, mais aussi à ceux qui ne gagnent pas parce que tout le monde vit de telles situations dans la vie. Est-ce le travail d'un athlète d'inspirer les gens? Je sais que les athlètes de haut niveau peuvent inspirer les gens, mais tous n'assument pas cette responsabilité de la même façon...» 

Chose certaine, les légendes sportives qu'on applaudit depuis quelques jours sont largement dignes de l'adulation qu'elles reçoivent depuis des années.




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